Si les miracles de Lourdes n'ont jamais rendu un con intelligent, c'est parce que la connerie n'est pas une maladie.
Si les miracles de Lourdes n'ont jamais rendu un con intelligent, c'est parce que la connerie n'est pas une maladie.
Je vais commencer mon article qui, je l’espère, vous fera réfléchir, par une question :
« faites vous la distinction entre votre ça et votre moi ? ».
Mais, puisque l’on est entre nous, je vais vous faire une confidence. Voici quelques années que je m’y exerce et je suis toujours incapable de définir l’union de soi, surtout en combat, d’une façon qui me satisfasse pleinement. Je dirai même qu’à mes début il me semblait saisir parfaitement de quoi il s’agissait, et que plus j’avançais plus je plongeais dans un abîme d’incompréhension. Il m’a fallu bien du temps avant de comprendre que cette incompréhension était positive, parce que c’était le signe que ma machine à penser créait de moins en moins de coupures.
Passer du « ça » au « moi » en se sentant en même temps soi-même et en se souvenant de soi-même n’est pas chose facile.
A titre d’exemple, je vais vous indiquer un exercice qui va vous rappeler quelque chose si vous avez vu « les sept samurai », où le plus jeune se cache près de la porte pour tester le niveau des candidats samurai qui la franchissent.
Pour développer votre présence et en même temps pour constater à quel point vous êtes « endormi », chaque fois que vous franchirez une porte, stoppez le cours de votre pensée automatique en sentant « je suis là »(bien séparer chaque sensation) et en ajoutant en pleine conscience « c’est bien moi qui marche, qui passe cette porte, et je suis totalement prêt à bloquer ou à esquiver une attaque si quelqu’un m’attend derrière cette porte ». Tout en vous efforçant d’éprouver continuellement la sensation de votre « moi ».
Faites de même au dojo, et sentez en pleine conscience « c’est moi, tous centres unis, qui fait cette technique martiale, ici, en ce moment ». Tout chercheur bien organisé trouvera d’autres « rappels » que je vous suggère de chercher … et de trouver. Il existe aussi des rappels qui peuvent venir de l’extérieur ; à vous de choisir ce qui pourrait vous servir, en buvant, en raccrochant le téléphone.
Il existe également les rappels par convention. Une personne amie vous attaque lorsque vous êtes en « sommeil » (comme le valet japonais de Peter Sellers dans les films « la panthère rose »), ou qui vous dit « stop » lorsque vous n’êtes pas présent. Le but est toujours le même : contrôler notre automatisme et contrôler ce qui nous est particulier. Si cela vous semble être un exercice stupide ( ?) … laissez tomber. Vous n’êtes pas mûr pour de telles « idioties ». Seuls les « idiots » en comprendront l’importance. Mais, si vous le faites et si vous persévérez, vous constaterez que, étrangement, lorsque se manifeste cette sensation de votre « moi », le passé s’arrête ; on ne peut plus parler, les sensations elles-mêmes s’obscurcissent.
Les 3 cerveaux sont unifiés et l’on échappe au temps, on est présent, « ici et maintenant » comme on le dit trop souvent sans savoir de quoi il s’agit. On constate aussi, malheureusement, que l’on est incapable de se « rappeler soi-même » plus de quelques fractions de seconde. Mais on a « goûté » ce qu’était l’unification de soi et on sait que c’est possible. Au mieux, dans un combat martial ordinaire, je regarde simplement l’adversaire, mais si je suis « présent » (si je me rappelle moi-même) je ne fais pas que regarder l’adversaire : je sens que je le regarde et, au lieu d’une impression « je vais faire ça », ou bien « il va probablement faire ça », on a deux impressions l’une de l’adversaire nous regardant, l’autre de nous mêmes regardant l’adversaire. C’est ainsi que l’on développe notre fluidité pour éviter les attaques adverses. Ce faisant, on devient deux individus. C’est ainsi que l’on passe dans l’intuition. En pratique, dans ce rappel de soi attentif, c’est généralement moi qui commence l’observation mais c’est souvent le « moi » qui la poursuit et qui prend la place prépondérante.
L’intérêt de l’art martial est que le moi, en cours d’exécution, est plus présent que le « moi ». Ce dernier prend la place plus tardivement que dans la vie ordinaire. Si vous apprenez à prendre contact avec votre moi pour le rendre stable et permanent, vous entrerez dans le véritable art martial (et dans l’art de la vie également). Bien évidemment cela ne peut se faire, habituellement, qu’à la suite d’une très longue période de travail sur soi-même, mais cela (et non pas « ça ») peut se faire soudainement. Vous comprenez probablement mieux, après cet article, ce que les fondateurs des budo voulaient exprimer avec le « do ».
Vous comprenez aussi plus clairement que si l’on pratique le budo avec l’état d’esprit en question, il est parfaitement possible d’évoluer, mais que le kakuto bujutsu (combat guerrier réel, mais dans ce cas disons « combat sans fantaisies ») étant plus proche de la réalité, nos centres de survie s’opposent plus facilement aux « coupures » en question.
Faites de votre mieux, il arrivera ce qui arrivera, mais évitez de rêver (« ça » bloque). La présence de soi peut être soudaine, c’est vrai, mais elle s’obtient le plus souvent graduellement.
Une voie parmi tant d'autres...
A l'aide de ce blog, je vous propose de vous raconter,
comment les arts martiaux influencent
ma vision du monde.
Je ne suis en aucun cas une référence.
J'espère que ce blog
vous sera profitable ou tout du moins vous distraiera.
Bonne lecture .
Ce blog vous a plu ?
Parlez-en aux gens que vous aimez,
ils vous en seront reconnaissants.
Par contre s'il vous a déplu,
parlez-en à ceux que vous n'aimez pas,
je me charge du reste !