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pour savoir ce qu'est

Publié le par HITOYUME

Pour savoir ce qu’est réellement le JUDO, il s’agit simplement de le pratiquer. Beaucoup, cherchant à donner un sens  à leur vie, s’intéressent à la philosophie de cet art martial. D’autres désirent seulement apprendre à se défendre et à  développer leur habileté physique. Dans un cas comme dans  l’autre, il y a méconnaissance de la nature essentielle du JUDO.
La perspective des uns et des autres ne  fait que renforcer un processus de différenciation ou de divergence. Celui-ci ne peut, en lui-même, garantir à l’étudiant la compréhension exacte d’une structure martiale  qui met en relation les aspects physiques et spirituels. Ces deux dimensions sont justement celles  que Jigoro KANO fit fusionner à partir de son expérience personnelle donnant lieu à la création du JUDO. Tant que notre vision inadéquate ( dont nous sommes responsables ) le JUDO exercice sportif du JUDO orienté vers la réalisation personnelle, le chemin qui se présentera à nous, ne sera pas un chemin sûr.
Le JUDO exige un engagement personnel. Le mouvement dynamique des énergies  de deux  êtres humains qui vont à la rencontre l’un de l’autre est soutenu par la confiance qui surgit d’un entraînement honnête. Les querelles ou les conflits personnels en vue de supplanter le partenaire n’ont aucun sens. Ils sont le signe évident d’un manque fondamental au niveau du corps et de l’esprit et ils empêchent la création d’un espace créatif. Le JUDO se cimente sur des principes techniques qu’il faut respecter et s’alimente d’une attitude psychologique saine d’intégration, qui génère un contexte de collaboration entre UKE et TORI. Cela n’exclut pas chez les pratiquants de JUDO, l’existence d’un sentiment de «  compromis avec  le réel « , qui transforme le mouvement en un action  énergique mais détendue, soutenue par  l’intention claire d’attaquer sans arrière pensée, mais dans le but  de générer une rencontre sincère, ou l’attaquant et  l ‘attaqué  expérimentent leur mutuelle connexion.
Quand nous  parlons d’action énergique, nous nous référons  au recentrage de l’énergie dans une direction, indiquant le but de la conduite sans rigidité. L’exercice martial n’est pas centré sur la pensée, mais sur le corps en tant que réceptacle de l’énergie spirituelle. L’aventure du JUDO se situe dans le jeu des conduites qui permettent à l’attaquant d’expérimenter la transformation de ses propres forces. Cet exercice recèle des perspectives insoupçonnées. Dans notre pratique quotidienne, nous ne devrions pas être préoccupés par la question de l’ego ou de  la transformation spirituelle comme résultat ou produit de l’entraînement. En réalité, cette transformation n’est pas notre problème. Il s’agit
de laisser faire et d’accepter en nous certaines forces que nous ne devons pas  manipuler et qui se manifestent au fur et à mesure d’un entraînement sérieux.
Parfois, on entend des commentaires à propos du JUDO qui n’ont, à vrai dire, pas grand chose à voir avec lui. Il est difficile de donner une réponse absolue car le JUDO se base sur une philosophie qui peut  être interprétée de diverses manières. Néanmoins, sa spontanéité, sa liberté et sa force créative doivent respecter certaines règles internes et externes pour se manifester dans leur totalité.
Il ne peut y avoir manifestation du JUDO sans l’accomplissement rigoureux de certains principes. L’entraînement ne peut être réalisé sans joie, comme un jeu de force ou un simple exercice physique. Pour que les principes agissent, il doit exister une structure du mouvement qui permette de mettre en relation les centres de manières fluides et naturelle.
«  Quand le ZEN nous dit de réfléchir sur nos pas  , il nous avertit de toujours vérifier si nos pieds se trouvent bien posés sur la terre ferme ".
 En tant que pratiquant de JUDO, nous devons «  réfléchir sur nos pas « , même si nous avançons ensemble, passionnés de vérité, vers de hauts idéaux.
«  L’essence de l’art, l’union KI – esprit - corps, doit se réaliser dans toute la personne. Si nous ne captons cela que comme une réalité spirituelle, nous pouvons devenir doctrinaire et tomber dans l’abstraction. Si nous ne le voyons que sous  l’aspect technique ou de dextérité physique, nous nous satisferons d’une explication simpliste des mouvements. L’essence comprend le spirituel et le physique, et nous devons le pratiquer comme un BUDO qui unifie le KI , l’esprit et le corps du point de vue philosophique et religieux.

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trublion 27/02/2017 07:27

je regardais encore récemment la compétition à Düsseldorf !
J' ai vu des koka, des yuko, des waza ari, mais bien peu d' ippons