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moi... Jigoro Kano (140)

Publié le par HITOYUME

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 43 ans, 5ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.


La Butokukai, une autre tradition du judo ? (1ère partie)


Nombre de judoka ont entendu parler d'une école, située à Kyoto, qui aurait proposée, avant-guerre, une autre façpn de faire du judo que celle du Kodokan. Sur cette école, Busen, dont était notamment issu un des professeurs les plus importants du judo français, Haku Michigami (1912-2002), circulent nombre d'anecdotes et c'est toujoursq avec un frisson dans le dos et un trouble dans la voix que l'on évoque aujourd'hui encore la sévérité de son entraînement. Or, Busen ne peut se comprendre sans l'entité dont elle était l'émanation et dont elle dépendait, la Butokukai.


LA BUTOKUKAI : l'objet et le contexte.


La Butokukai, de son nom complet Dai Nihon Butokukai (Nous donnons cette lecture de Nihon (conformément à tous les ouvrages de référence) et non celle parfois proposée de Nippon (Notamment sur Wikipedia "janv.2015", y compris en version japonaise), même s'il est difficile de déterminer ce qu'il en était réellement. Cela permet aussi de la distinguer de l'institution se réclamant aujourd'hui son héritière et dont le nom se lit, en ce qui la concerne, Dai Nippon Butokukai (fondée en 1953), ou Association   (kai) du martial (bu) et de la vertu (toku) (ou : "de la vertu martiale" (butoku) du Grand Japon (Dai Nihon) est une association fondée en 1895 à Kyoto, et dont l'objet est : "promouvoir les budo, instiller la vertu martiale".
Or, c'est la convergence de plusieurs flux qui a rendu possible la création de cette association.
Depuis la restauration de Meiji (1868) et même un peu avant celle-ci, tandis que le Japon s'était tourné vers les savoirs et idées occidentales, les techniques martiales, symboles d'un temps révolu, étaient largement dépréciées et abandonnées.
Kano et sa révolution, conceptuelle comme méthodologique, des jujutsu en judo (1882) fait figure d'exception, et en particulier son discours affirmant qu'il y a, dans cet héritage, un trésor, pour peu que l'on se donne la peine de le considérer sous un jour nouveau. C'est un premier flux, celui de la revalorisation du patrimoine martial par son adaptation à une société et des aspirations nouvelles.
Parallèlement, le mot d'ordre au Japon étant fukoku kyohei (un pays riche, une armée forte), des mouvements, principalement liés au sabre, cherchent, à l'aube des années 1880, à convaincre le ministère de l'éducation d'introduire les disciplines martiales japonaises dans le cursus de l'éducation physique scolaire, alors basé sur la gymnastique "ordinaire" d'inspiration occidentale, arguant non seulement de ce que le sabre ou le jujutsu ne fait pas que renforcer le corps, il forme également l'esprit, propose non des répétitions mécaniques de mouvements dénués de finalité directement pratique mais orientée vers une possible application concrète, et peut être la base d'une formation militaire qui pourrait potentiellement écourter le temps de la conscription qui vient d'être mise en place (1873). C'est un deuxième flux, celui de la généralisation du savoir martial pour une formation physique et mentale de la jeunesse dans le respect des particularités et connaissances nationales.
En vain. A la place sera cependant introduite (1886) une gymnastique de "type militaire" (heishiki), là encore inspirée de la préparation militaire occidentale. Mais le mouvement n'abandonne pas le combat pour autant. Ce premier refus (1884) du ministère de l'éducation eut une autre conséquence.


A SUIVRE

ACTE MANQUE


Toute sa vie Albert avait consulté des psychiatres et des psychanalystes. À 98 ans, il s'entendit dire par son énième psy :
 - Finalement, Albert, toute votre vie aura été un acte manqué.
 Albert prit alors conscience qu'il existait, et ce, pour la première fois. Il en eut le souffle coupé, ne trouva plus aucune inspiration et en mourut.

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trublion 08/03/2017 07:31

je n' en reviens pas que l' influence occidentale fut si forte !
Je ne la trouvais pas mauvaise, cette idée d' apprentissage dès l' école