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parmi les exactions japonaises

Publié le par HITOYUME

Parmi les exactions japonaises de la Seconde Guerre Mondiale, se trouve le cas de l’Unité 731, un camp de prisonniers célèbre parce qu’il y était pratiqué à grande échelle des expériences bactériologiques et médicales. Et parmi ces expériences « médicales », qui furent condamnées comme crimes contre l’humanité, on y fit des recherches très pointues sur des milliers de cobayes humains, pour sélectionner les points vitaux réellement efficaces pour paralyser, provoquer la syncope ou tuer. Points que l’on nomme kyusho (point essentiel) en japonais, m’arma (point profond) en sanskrit, dim mak (touche mortelle) ou dim hsueh (touche poison) en chinois. Dans la lancée, on y expérimenta également une quarantaine de procédés ancestraux de reboutage et de réanimation.
Le centre national japonais de recherches sur les techniques guerrières ancestrales fut créé et « invita », dans un premier temps les 24 ryu et écoles les plus célèbres du Japon de lui confier les archives ancestrales secrètes sur les points vitaux. Les gardiens de ces trésors de famille se seraient plutôt fait couper en lamelles sashimi que de permettre la consultation de leurs archives, mais la situation était telle que toutes les ryu sollicitées acceptèrent. Puis le centre demanda à plusieurs unités de recherche, dont la tristement célèbre Unité 731 (le numéro indique qu'elles étaient nombreuses) d'expérimenter minutieusement tous les points vitaux. Alors que tant de japonais se sacrifiaient, notamment dans les corps tokkotai (kamikaze), on n’hésita pas à sacrifier des milliers de cobayes humains, asiatiques non japonais et surtout des prisonniers de guerre blancs et noirs (n’oublions pas qu’il était question de permettre aux commandos japonais de vaincre les commandos de Marines américains). Des grands maîtres d’arts martiaux (dont certains seront condamnés comme criminels de guerre) furent « invités » à assister les médecins chercheurs.
Et c’est ainsi qu’il fut possible d’établir, pour la première fois dans l’histoire des arts martiaux, une conclusion scientifique sérieuse sur les points vitaux véritables, ainsi que sur les meilleures façons d’agir sur ces points (tant pour paralyser ou tuer que pour soigner et réanimer).
Si je vous ai parlé de l’Unité 731, plus que d’une autre, c’est qu’elle est revenue sur le devant de la scène, lorsque Washington a annoncé, en décembre 1996, que (pour de sombres raisons qui n’ont probablement rien à voir avec la morale ni les droits de l’homme), 16 des chercheurs japonais de cette Unité seraient désormais persona non grata aux USA, alors que le gouvernement américain leur avait garanti l’impunité après la guerre, en échange de leurs expériences, comme ce fut également fait, d’ailleurs en Allemagne (mais l’épuration fut bien plus douce au Japon qu’en Allemagne, la Chine rouge étant une menace).
En automne 1944, les services de l’Armée Impériale imprimèrent un manuel « top secret » destiné aux instructeurs des commandos de choc. C’est cet ouvrage, unique au monde, qui vient d’être publié, complété d’explications qui permettent de comprendre que l’art de frapper les points vitaux est un art martial à part entière. Pour le publier dans son état actuel, il a fallu attendre qu’en 1993 le parti conservateur, PLD (en fait ex ultra nationalistes d’extrême droite) perde le pouvoir qu’il détenait pratiquement depuis 60 ans et officiellement depuis 1946.
L’auteur est Fujita Saiko, 10ème dan, 14ème Patriarche de la Koga ryu de nin jutsu et Sato ryu de kenpo. Chef du Centre National Japonais de Recherches sur les Techniques Guerrières Ancestrales. L’ouvrage est évidemment traduit du japonais et contient 126 planches qui sont les archives secrètes des 24 plus célèbres ryu d’arts martiaux (kenjutsu, jujutsu, kenpo, judo, karate et même kyudo), y compris les archives du shaolin et du sumo (qui a aussi ses points mortels secrets). Un trésor.
Comme je l’ai déjà dit, toutes les ryu, je dis bien toutes les ryu, que leurs activités majeures soient les armes (sabre, lance, arc), ou le corps à corps sans armes (divers jujutsu, coups et similaires) toutes enseignaient secrètement l’art sublime en question et toutes avaient mystifié l’art des points vitaux de façon à ce que l’on ne se rende pas compte que c’était un art martial sans aucune relation avec l’art martial principal enseigné par la ryu. De même on avait fait croire que les points vitaux et les points d’acupuncture étaient les mêmes, alors que c’est tout à fait inexact.
La vraie raison de ces mystifications est tout à fait étonnante. Elle explique aussi pourquoi l’Etat major s’intéressa vivement à l’art des points vitaux, en 1944, pour favoriser les commandos japonais dans les combats en corps à corps contre les « marines » américains. Pourquoi ces mystères. Tout simplement parce qu’avec initiation à l’art des points vitaux et quelques mois d’exercices suffisaient pour que l’efficacité soit réellement « ultime ». Si on ne fait cette initiation que sur un ou deux point vitaux évidemment. Vous pensez bien qu’avec de tels « défauts » : trop facile, trop efficace, sans longs exercices, cet art n’avait pas intérêt à être divulgué par les autres arts martiaux traditionnels.
Comme vous devez penser que c’est impossible, que j’exagère, je vais vous expliquer pourquoi c’est possible, à la condition, bien sûr, de savoir où et comment « toucher » (percuter). Je vais prendre l’exemple du revolver parce que la similitude est la même. Il ne faut pas des mois pour apprendre comment charger un revolver et appuyer sur la gâchette. OK ?. Et il ne faut pas des mois pour tirer sur un individu qui veut nous tuer, si l’on tire à bout portant sur cet individu. OK ?. Et, si l’on veut aller plus loin, il faudra apprendre comment dégainer très vite, tirer dans plusieurs positions, tirer de loin. Alors, à ce stade, il faudra s’exercer et avoir du talent ? Ce qui n’est pas nécessaire en corps à corps. Il en est de même pour l’art des points vitaux, c’est pourquoi il est traditionnellement dit « sublime » et « ultime ». C’est pourquoi toutes les ryu de toutes les disciplines martiales enseignaient cet art martial de la dernière chance, comme arme secrète.
Ceci dit et je me devais de vous le dire, il m’est totalement indifférent que vous ne me croyiez pas.

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trublion 27/03/2017 08:43

mais au passage, je te fais remarquer que c' est toujours des camps allemands que l' on parle, alors que pour les japonais on cherche à les taire, allant jusqu' à commémorer Hiroshima
J' aime bien ta comparaison avec le révolver, il ne suffit pas de connaître les points vitaux, il faut encore pouvoir les atteindre