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pour pouvoir analyser

Publié le par HITOYUME

Pour pouvoir analyser comment agit une personne influencée par la peur pendant le combat, il est important de comprendre l’état mental et physique que peut expérimenter quelqu’un dans le pré-conflit, cette anxiété du combat, définie comme « anticipation du danger ». Cette anticipation peut provoquer la détérioration progressive des habiletés mentales et physiques.
Ce type de condition est associé à l’état d’esprit de toute personne qui se trouve dans un conflit de survie (viol, attaque à main armée, agression, guerre). Les effets principaux que cela exerce sur la personne impliquent les facteurs suivants :
- Stress de survie pendant le conflit : les symptômes mentaux et physiologiques postérieurs à l’événement, appelés «backlash » (réaction postérieure), qui peuvent déformer la mémoire.
- Stress de combat après le conflit : perceptions de peur objectives, incluant la peur de mourir, d’être blessé, de tuer, de prendre une décision erronée, d’échouer ou seulement la peur sans plus.
Mieux nous pourrons prévoir la peur, plus élevé sera le niveau d’excitation. Quand nous nous sentons menacés, notre niveau d’excitation ne dépend pas de notre contrôle volontaire. L’entraînement que nous recevons avant la menace peut influencer énormément notre perception du niveau de menace et notre comportement au cours de situations avec un haut niveau d’excitation. Notre excitation sera contrôlée par notre système nerveux autonome qui fonctionne automatiquement tout comme notre respiration ou les battements de notre cœur. Le système nerveux autonome a deux parties. Le parasympathique qui est opérationnel dans des situations non menaçantes. Et le sympathique qui s’active en situation de menace et produit de profonds changements dans notre organisme, des changements qui nous préparent à l’un des trois comportements de survie : combattre, fuir ou rester paralysé.
Rester paralysé est le comportement le plus dangereux pour nous. Les changements profonds qui se produisent dans notre organisme pendant les états d’agitation extrême n’influencent pas seulement notre comportement, ils altèrent également nos processus de pensée et notre habileté à nous souvenir de ce qui s’est passé après l’événement.
Un effet backlash vasodilatateur augmentera le volume sanguin habituel. Il est dès lors vital que toutes les blessures par balle ou arme blanche soient traitées le plus vite possible. Si une blessure saigne énormément au cours de l’activation du stress (système nerveux sympathique), ceci indique une hémorragie artérielle et les mesures adéquates doivent être appliquées immédiatement (faire pression ou réaliser un tourniquet).
L’effet backlash peut également ralentir le processus visuel. Il réduit l’apport d’oxygène aux photopercepteurs, spécialement aux cellules de la rétine, ce qui produit une perte temporelle ou la distorsion de la vision de l’individu.
Tous les sens (vue, ouïe, toucher, odorat et le sixième sens) apportent au cerveau un flux constant d’informations. Cependant, quand le cerveau se centre sur une activité ou une menace, il se syntonise avec le système sensoriel qui apporte l’information la plus importante à cet instant précis. Les autres sens seront «déconnectés » par le cerveau car manquant d’importance immédiate pour la victime à cet instant précis. Ce phénomène est appelé rétrécissement perceptif ou attention sélective. Le cerveau cesse de traiter l’information des autres sens, particulièrement celles de l’ouïe. On appelle cela «exclusion auditive ».
Chacun de ces changements physiologiques influence le rendement au combat car ils sont en relation avec notre vision, avec notre capacité motrice de base, avec notre capacité de traiter l’information correctement, avec nos capacités de précision et avec l’augmentation significative du temps de réaction.
En situation de stress (activant le système nerveux sympathique), on ne peut éviter ces effets négatifs sur la vision, mais on peut les minimiser au moyen d’un entraînement adéquat. Par exemple, on devrait enseigner à tourner la tête au lieu de bouger seulement les yeux pour compenser la vision en tunnel.
La préparation pour le combat est considérée comme une partie intégrale de la survie et de l’entraînement de l’usage de la force. La combinaison de la préparation aérobie (cardio-respiratoire) et anaérobie (force) améliore la capacité de l’individu à contrôler un sujet et à survivre, mais contribue également à un bon état de santé à long terme.

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trublion 13/03/2017 07:48

Le corps est quand même une sacrée machine, et le cerveau un sacré ordinateur !
il faudra que tu m' expliques comment il se fait que lorsque par exemple on me provoque ou menace, c' est la rage qui prend le dessus, et alors, je ne me contrôle plus, mon seul but étant de faire mal