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pour que la pratique

Publié le par HITOYUME

Pour que la pratique des arts martiaux soit plus qu’une activité de loisir ou de sport, il est indispensable d’appréhender ces arts dans leur contexte historique et culturel. Sans une information de base, il est quasiment impossible de comprendre le pourquoi et le comment d’une pratique traditionnelle. Cette dernière ne dépend pas de la couleur blanche ou bleue d’un dogi (vêtement pour l’étude) mais de la sincérité avec laquelle chacun cherche à progresser sur la voie.
Au fil des années chacun évolue et sa pratique aussi. Un débutant n’aura pas le même objectif qu’un pratiquant avancé. Mais tous deux doivent se donner les moyens d’y parvenir : il faut aboutir à une perfection technique, sachant que cette finalité évolue avec le temps et l’expérience. Dans la recherche du geste juste, un pratiquant doit pouvoir en même temps, progresser vers la maîtrise intérieure.
Les anciens maîtres disaient que les perfectionnements physiques intérieurs devaient aller de pair. On mesure la difficulté d’une démarche qui, bien évidemment, ne peut convenir à tous. Mais faut-il s’en étonner ?
Je dirais, au risque de choquer, que la pratique d’un art martial s’adresse à une élite de cœur et d’esprit. La tradition guerrière n’a que faire de la masse. C’est le contexte historique qui l’a voulu ainsi. Elle avait pour rôle de former et d’éduquer une caste dont la vocation au départ était de savoir se sacrifier quand le chef du clan l’exigeait. Mais l’évolution sociale aidant,  cette s’est muée en un objectif plus ambitieux : être le modèle de toute une société. C’est la raison pour laquelle cette caste était soumise à des obligations et des devoirs mais accédait aussi à des privilèges exorbitants comme celui d’ôter la vie d’un homme, sans conséquence répressive pour elle. La question aujourd’hui est elle de faire abstraction du terreau dans lequel ces arts martiaux ont pris naissance ?
La tentation est grande de créer un art martial à la Française plus facilement assimilable par la masse. Il est vrai que les sociétés féodales ont disparu. Les conditions qui ont contribuées à l’élaboration des écoles d’arts martiaux sont défuntes. Mais comme toutes choses anciennes, elles ont laissé un certain parfum, qui continue à embaumer la pratique des arts martiaux. C’est la capacité à la humer et à l’apprécier qui fait la différence entre un traditionnel et un autre.

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trublion 06/03/2017 07:54

Sans règle et sans un minimum de tradition tout perd son originalité et son sens