Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

moi... Jigoro Kano (144)

Publié le par HITOYUME

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 43 ans, 5ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.


En 1905, la Dai Nihon Butokukai crée le Centre de formation des professeurs de bujutsu, chargé de former les enseignants de sabre et de jujutsu. Quel rapport avec ce qui deviendra Busen, l'école qui a formé tant de grands professeurs de judo au point, selon la légende, de faire trembler le Kodokan ?


BUSEN ?


Busen est l'abréviation de ce que l'on appelle souvent BUdo SENmon gakko (Ecole spécialisée en budo), même si elle ne s'est jamais officiellement appelée ainsi. Chaque changement de nom (ou presque) correspondant à une modification de l'objet et des statuts, et les cursus ayant varié plusieurs fois, il est difficile d'en donner un aperçu exact autrement qu'à un instant donné. Toutefois, malgré des changements formels, il est sans doute possible de résumer ainsi sans trop le trahir l'esprit de cette école tout au long de ses 40 ans d'histoire : une école visant à la formation de professeurs de judo et de kendo, et proposant également des cours, généraux, mais aussi focalisés sur le japonais et le kanbun (textes classiques japonais écrits "à la manière chinoise" ou en chinois).


DES PROFESSEURS POUR...


Mais n'anticipons pas !
Dans un première temps, en 1905, il s'agit de former des professeurs pour répondre aux besoins des branches locales de la Butokokai, ainsi que de la police pour laquelle, depuis la fin de la guerre russo-japonaise (1904-190, l pratique des bujutsu est devenue obligatoire.
Fin des années 1870, début des années 1880, un mouvement réclamant la mise en place du sabre et du jujutsu dans l'éducation scolaire se fait entendre et, débouté en 1884, il retente sa chance ezn 1896 à la faveur de la création l'année précédente de la Butokukai et de l'engouement nouveau pour les arts martiaux japonais qui suit la victoire contre la Chine (1894-1895) : nouvel échec.
Loin de se décourager, à partir de 1906, alors scindé en deux tendances, l'une jouant sur la  fibre nationaliste, l'autre tentant d'adapter les pratiques du sabre et du jujutsu aux conceptions de l'éducation physique du ministère, il revient à la charge et obtient finalement en juille 1911 qu'à partir de la rentrée suivante, en avril 1912, le sabre et le jujutsu puissent être enseignés dans le cadre du cursus scolaire obligatoire.
La Butokukai est restée entièrement étrangère à ce processus. Mais la voilà face à un problème : à la demande des professeurs pour ses branches locales et pour la police (qui peuvent recruter qui bon leur semble), s'ajoute celle des écoles. Or, celles-ci ne sont pas libres de leur choix : il leur faut des personnes ayant obtenu la qualification définie par le ministère de l'Education qui peut s'obtenir soit par examlen, soit indirectement.


A SUIVRE

C-O-N-S sommations


Dans cette société d'hyperconsommation, une publicité particulièrement débilitante avait poussé cet homme à acheter de ces nouvelles pilules revigorantes :  les 
actigènes,  sensées donner une énergie à toute épreuve pour une journée de travail. Seulement, il était bien spécifié sur la notice que ce nouveau médicament issu de la toute nouvelle pharmacopyrothechnie ne devait être pris que sur le lieu de travail. De plus, on attirait l'attention sur certains effets secondaires, notamment sur la libido. Cet homme prit une pilule avant de se coucher puis il honora sa femme toute la nuit. Le matin, à la sonnerie de son réveil, il jugea bon de prendre une autre pilule pour affronter cette fois sa journée de travail. Ainsi, après avoir sauté et défoncé  sa femme pendant huit heures,  il sauta  dans ses pantoufles, fonça dans sa salle de bain, et, devant son miroir qui lui parut magique, mais sans autre forme de réflexion,  il se brossa les dents jusqu'au soir.
Bien sûr, par la suite, il dut changer de femme, cela tombait bien il y avait en promotion, des femmes bien onctueuses et plus fiables, plus larges et moins irritables.  Il dut aussi se faire mettre de nouvelles dents en néocéramique et acheter, bien sûr, une nouvelle brosse à dents à repousse-poil avec un manche en superalliage réfractaire et antifriction pour le cas où un autre incident de ce genre se reproduisît.

Commenter cet article

trublion 03/05/2017 07:26

ils devaient être peu nombreux ceux qui pouvaient former des professeurs, mais il faut bien en passer par là si on veut pouvoir instruire dans les écoles !
Elles étaient de couleur bleue ces pilules ?