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uchi komi

Publié le par HITOYUME

Uchi komi qui signifie « s’adonner à »(dans le cas présent, à la meilleure exécution des techniques judo) est interprété, en général, comme une répétition de mouvements, rapide et forte, qui ne tient pas compte de la précision.
En fait, c’est un exercice qui permet l’étude technique et la mise au point d’une projection. Au début, il est nécessaire que le partenaire accepte conventionnellement d’avoir une position et une attitude qui, d’abord, facilite l’étude et, ensuite, permette la projection et la sensation qui l’accompagne ; en effet, avant de pouvoir réussir une projection en randori ou en compétition, il faut déjà en avoir eu la sensation en uchi komi.
Uke devra participer à l’étude de tori en restant bien droit, le corps tonique et légèrement penché en avant, en résistant à ses entrées, naturellement, le ventre (hara) dur, sans, ni se mettre en arrière, ni s’opposer avec les bras ou avec les jambes et sans non plus plier les genoux.
Si uke ne coopère pas, il sera difficile à tori de réussir une première fois, et d’en avoir la sensation. Uke en profitera pour travailler sa stabilité et son contrôle, en dosant sa défense sur les attaques de tori, en les acceptant jusqu’à la limite de la chute.
Dans la répétition du mouvement, il faut corriger : la forme du corps, la distance, la précision, le temps, en essayant d’acquérir un automatisme et une cadence pour, par la suite, obtenir la rapidité qui sera un des facteurs de la puissance.
Afin de corriger tous ces points, il faudra commencer relativement lentement et être très attentif pour respecter tous les critères cités. Ensuite il faudra se tenir « en éveil » mais en essayant de moins réfléchir et en laissant le corps agir et accélérer la cadence, sans hésiter à s’arrêter si l’on a perdu « la forme du corps » et la sensation, pour repartir aussitôt mais en recommençant lentement.
A partir d’un certain temps, on doit être capable de ne plus penser du tout jusqu’au moment où l’on sera arrêté par la fatigue.
Pour faciliter l’étude, dans un premier temps, on se placera en position commode par rapport au partenaire (autrement dit, de côté) ; par la suite, on continuera en restant face à lui. Puis on le laissera prendre la position et l’attitude qui lui plairont et, soit on s’adaptera à la situation, soit on provoquera la mobilité de l’autre en le faisant réagir si sa position est nettement contraire à la projection recherchée. Il convient de faire en uchi komi, le plus fidèlement possible, les gestes et actions qui seront faits en randori ou en compétition. Il ne servirait à rien de faire différemment, aussi bien pour se placer et prendre un élan que pour attaquer la projection, en amplifiant, par exemple, les gestes et les mouvements.
Il est nécessaire de faire une projection toutes les dix ou quinze entrées et de rechercher la même efficacité dans la projection qu’en randori ou en compétition dans l’optique du ippon.

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trublion 24/07/2017 07:23

chaque mouvement doit être décortiqué pour bien en comprendre le fonctionnement et je comprends que la bonne volonté de l' adversaire soit indispensable