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enquête par téléphone

Publié le par HITOYUME

Maurice PAGNON

 

- Allo ? Maurice Pagnon ?
- Bonjour, commissaire. Comment allez-vous ?
- Pas mal, je vous remercie. J'irais encore mieux s'il n'y avait pas cette affaire Letellier...
- Ah oui, j'ai lu un article à ce sujet... c'est vous qui êtes chargé de l'enquête ?
- Malheureusement, oui.
- Vous ne "tenez" toujours pas le coupable ?
- En un sens, si, puisqu'il n'y a que deux suspects possibles : le neveu Georges Bronchet, et le valet de chambre Henri... Le coupable est évidemment un de ceux-là, mais je ne peux quand même pas les arrêter tous les deux !
- Racontez-moi l'affaire en détail, commissaire. Une idée me viendra peut-être...
- Bon. Comme vous le savez, Amédée Letellier est un antiquaire réputé. Soixante-dix ans. Belle fortune...
- On l'a retrouvé hier dans son petit salon... Blessé très grièvement d'une balle de revolver...
- Exact. Il a repris connaissance, mais le choc l'a frappé d'amnésie... Il est incapable de se souvenir de ce qui s'est passé... C'est son valet de chambre, Henri, qui l'a découvert à 4 h 35...
- Comment êtesvous arrivé à la conclusion que le coupable ne  peut être que le neveu ou le valet de chambre ?
- C'est très simple : eux seuls ont intérêt à la disparition de l'antiquaire à qui on ne connaît pas d'ennemi. Bonchet et Henri sont, à des titres divers, les bénéficiaires du testament... Il y a un autre indice matériel qui corrobore cette hypothèse. L'agresseur a surgi brusquement devant Letellier. Il n'a pu s'introduire par la porte d'entrée qui était fermée à clef. Encore une fois, seuls le neveu et le valet possédant une clef de cette porte...
- Le coupable n'a tiré qu'un seul coup de revolver ?
- Deux. La première fois, il a dû manquer Letellier. Le projectile s'est perdu dans une horloge du 19ème siècle. La pendule s'est arrêtée, indiquant ainsi l'heure du crime : 13 h 35.
-  On aurait pu modifier, après coup, l'emplacement des aiguilles ?
- Impossible, le choc les avait bloquées...
- Que déclarent les suspects ?
- Le neveu affirme qu'il ne s'est pas rendu chez son oncle hier.
- A-t-il un alibi ?
- Invérifiable. Il a déjeuné dans un "self-service", mais personne ne se souvient de lui...
- Et Henri ?
- Une demi-heure avant les coups de feu, il était parti porter un vase assez rare chez un client de province à la demande de Letellier. Il en est revenu à 4 h 35, moment où il a découvert son maître sans connaissance.
- Son alibi a été vérifié ?
- Oui, il s'est révélé absolument exact...
- Des voisins ont-ils entendu les détonations ?
- Oui. Et c'est même assez curieux. Il paraît qu'il s'est écoulé à peu près une minute entre la première et la seconde détonation. A mon avis, le coupable a tiré sur Letellier, l'a raté. L'antiquaire a tenté de s'échapper. Il y a peut-être eu combat. Le coupable a pris le dessus et a tiré à nouveau, atteignant cette fois sa victime...
- Selon moi, les choses ne se sont pas passées ainsi, commissaire. Le coupable a d'abord blessé Letellier, puis seulement après, il a tiré sur l'horloge...
- Dans ce cas, qui est le coupable, à votre avis, Maurice ?
- Poser la question, c'est y répondre, voyons !


LECTEUR, relevez le gant : qui est le coupable ? Bonchet ou Henri ? et pourquoi ?


REPONSE demain.

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trublion 01/09/2017 07:44

si je comprends bien, le coupable voulait qu' on sache l' heure du crime !
Mais Henri aurait tout aussi bien pu revenir accomplir son forfait, puisqu' il n' est revenu qu' à 4h35