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moi... Jigoro Kano (153)

Publié le par HITOYUME

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 43 ans, 5ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.


KUMI KATA : lost in translation


Le judoka a souvent plaisir à revêtir son judogi : c'est sa tenue, son outil de travail, sa seconde peau, et il entretient parfois un rapport affectif avec cetaines de ses vestes, achetées, offertes, portées dans telle ou telle occasion. Pourtant, si on se sent protégé par lui, le judogi est tout sauf une armure, c'est même le contraire : alors que l'armure nous protège de l'attaque adverse, le judogi nous y expose. Plus encore, pour une large part, il la permet.
Dans un art où la saisie, où donner prise à la force, la technique de l'autre a une telle importance, le judogi est une aberration, mais une aberration révélatrice, riche de sens.
Si le judo était affaire de combat, la logique serait, comme dans la "lutte à l'huile" turque, de priver l'autre de prise, de rendre notre contact fuyant, de nous rendre insaisissable. Pourtant, c'est tout le contraire : on offre prise au partenaire on lui donne les moyens de nous saisir, assumant pleinement tous les dangers que donner à quelqu'un la possibilité de nous comprendre, de nous connaître peut représenter.
Le judo est affaire de relation, de contact offert et sûr. Millez façons d'entrer en contact, de nouer relation : millez et un kumi kata, rendus possibles par le judogi. Que l'on supprime le judogi ou en modifie ses propriétés et les possibles, la richesse des méthodes de saisie en diminueront d'autant. Ainsi, un judogi qui aura été conçu pour, sinon empêcher, du moins fortement gêner la saisie n'en est pas un en ce qu'il ne permet pas le judo, c'est-à-dire d'entrer en relation, en discussion, avec le partenaire alors uniquement perçu comme un adversaire qu'il faut priver des moyens de nous atteindre, nous toucher. Ce sera un kimono (vêtement), peut-être, mais certainement pas un judogi.


A SUIVRE

EMBOUTEILLAGES


Le hic c'est qu'il est de plus en plus difficile de trouver une place pour se garer. Il n'y plus une seule place de libre, tous les véhicules sont alignés pare-chocs contre pare-chocs. Alors, je fais comme tout le monde, j'attends, et lorsque quelqu'un s'en va, je me précipite parce qu'avec la réaction en chaîne, la place se réduit presque aussi sec pour en revenir au pare-chocs contre pare-chocs. Et là il ne vous reste plus qu'à attendre au milieu de la rue, avec les autres automobilistes qui n?ont pas encore trouvé de place, pare-chocs contre pare-chocs. Tchin tchin !
Le Gouvernement veut faire passer une loi pour supprimer les pare-chocs et libérer ainsi le trafic, il envisagerait le retour de la prohibition !! C'est une atteinte à la liberté individuelle. Pourquoi pas contraindre au covoiturage aussi ? Moi, j'aime bien sentir les vibrations de la voiture qui me succède et de celle qui me précède. Il paraît qu'en Chine, leurs voitures ressemblent aux autotamponeuses d'antan, avec des pare-chocs circulaires, et que là-bas les gens passent leur vie dans les embouteillages.
Moralité, en Chine aussi il font du vin, on les presse comme des citrons, et ils sont ronds comme des Polonais.
Hier je me suis retrouvé coincé derrière une voiture immatriculée en Chine. Hic ! La Chine s'éveille et s'étire...

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trublion 06/09/2017 07:37

en lutte par contre, rien pour saisir l' adversaire !
Il n' est pas si facile de saisir un judogi, j' ai encore pu le constater aux derniers championnats du monde !
Bien placer ses mains, c' est presque la victoire assurée !
Les places de parkings aujourd 'hui surveillées par caméra, rapportent beaucoup d' argent aux mairies, plus encore si on se gare mal