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moi... Jigoro Kano (155)

Publié le par HITOYUME

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 43 ans, 5ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.


KUMI KATA FONDAMENTAL


Le kumi kata apparaît comme prérequis, et donc contrainte, dans l'exercice du randori, pour une raison simple :
"pour qu'une personne puisse porter une technique à une autre, elle doit, par un moyen ou un autre, tel qu'empoigner une main ou saisir une manche, appliquer sa force sur le partenaire. En d'autres termes, de quelconque façon, elle doit entrer en contact. Cela s'appelle contact entre l'autre et moi. Dès lors, il existe une manière pédagogiquement fixée d'établir ce contact pour le randori ordinaire. Lorsqu'on se tient en shizentai, avec la main droite, on prend le col gauche du partenaire et, avec la gauche, on saisit sa manche droite. Si l'on est en hidari shizentai, c'est exactement l'inverse".
Kano lui-même n'emploie pas le mot, ou plutôt l'expression kumikata, mais on la retrouve dans la littérature de l'époque dans son sens premier dans les explications techniques :
"Si pour yoko gake et yoko wakare la façon de se saisir (kumikata) sera en migi (droite) ou bien hidari (gauche) shizentai, pour yoko otoshi, ce sera migi ou hidari jigotai (position défensive)". Dès 1939, cependant, le terme apparaît dans son emploi substantivé actuel :
"on appelle kumikata la façon de faire fondamentale lorsque l'on maintient directement le contact corporel avec le partenaire afin de pouvoir s'exercer à l'attaque-défense.
Façon de faire fondamentale : même s'il existe en vérité toutes sortes de postures ou d'endroits de saisie, cela désigne ce qui favorise au mieux l'attaque et la défense et qui, de plus, permet le plus aisément de modifier sa façon de saisir (kumukata)".
Si l'on s'en tient à cette définition, le kumikata ne désignerait que la façon fondamentale de saisir, idée cautionnée par "la base posturale est shizentai et, pour se saisir (kumu) en shizentai, toute autre façon de faire (kumikata) que celle décrite ci-dessus est inimaginable".
Or, Kano le dit à plusieurs reprises :
"Comme cette forme est la plus adaptée à ceux qui commencent l'étude du randori de judo, je voudrais que, dans les premiers temps, ils la respectent absolument. La raison en est qu'une fois que le corps s'y est habitué, la posture devient juste et les techniques sont faciles à apprendre. Toutefois, penser que c'est là la meilleure façon de prendre contact quelle que soit la situation est une grande erreur".
Justifications que l'on peut lire concernant les bienfaits de cette saisie fondamentale, allant de transmission de force à sécurité du partenaire, en est une qui, à ma connaissance n'a jamais été reprise, ni même répétée par Kano, et qui nous rapproche de la réalité du combat puisque, dans ce texte, il parle de la façon de rompre la distance face à quelqu'un qui risque de vous frapper. Auquel cas, dit-il, il faut le faire à la manière d'un boxeur, droit, et :
"On s'approche et on saisit le vêtement, prend la main ou le cou. Même dans ce cas, il faut s'approcher en adoptant une attitude physique (migamae) qui permette de réagir si l'adversaire frappe du poing ou du pied. Pour ce qui est de la façon de s'approcher, on tire soit la manche droite soit le poignet droit. Puis, on avance vers le côté droit de l'adversaire. Alors, comme sa main droite est prise, il ne peut attaquer. La main gauche est libre mais comme la distance est grande, le danger est faible. Il en va de même pour la jambe gauche. Et comme la jambe droite est trop proche, ce n'est pas aisé pour l'attaque. Il faut s'approcher dans cet état d'esprit. Et certainement pas le faire aveuglément".
La main gauche pour contrôler la main forte de l'adversaire (en le supposant droitier) et la droite pour géner la distance... après, reste à faire valoir ses arguments de judoka.


A SUIVRE

ERREUR DE TIR


Le Centaurien débarqua sur la Terre, dégaina son superfulgurateur et tira une fois. C'était un geste prémédité, un génocide rendu possible grâce à sa super arme qui, en plus, avait une capacité de tir illimitée.  Il tua d'un coup tous les hommes de la Terre. Plus tard, il comprit son erreur en voyant les femmes. Il tira et tira encore, mais jamais il ne put venir à bout de toutes ces femmes déchaînées.

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trublion 04/10/2017 07:50

Mais on voit dans les championnats à quel point les saisies sont difficiles !
Je me suis souvent dit qu' il vaudrait mieux étudier la façon de gagner en laissant l' adversaire penser qu' il a réussi sa saisie !
Il vient d' y avoir un centaurien à Las Végas