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moi... Jigoro KANO (217)

Publié le par HITOYUME

moi... Jigoro KANO

217

 

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 6ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.

DU COMBAT ARBITRé

UN PEU D'HISTOIRE

Nous allons parler dans ce dossier des kohaku shiai (ou kahaku shobu), "rencontres des rouges et des blancs", qui se tiennent sur un rythmes semestriel, au printemps et à l'automne, tout comme les tsuki nami shiai (ou tsuki nami shobu), "rencontres qui reviennent tous les mois", sont réputées être établies dès 1884, soit deux ans après la création du judo.
Dans les deux cas, il s'agit de remonter une ligne, un match nul ou une défaite mettant fin à l'épreuve. La différence entre les deux étant que, dans le premier cas, les participants sont répartis par équipes et qu'à la fin, un des lignes (blancs / rouges) est désignée vainqueur, tandis que, dans le second cas, les participants sont originellement alignés par ordre de compétence (celui établi le mois précédent) et qu'il s'agit de gagner autant de places que possible dans la hiérarchie proposée.
Puis viendront les rencontres "inter-écoles", taiko shiai, dès les années 1890, qui se développeront bientôt de façon exponentielle, mais qui ne sont pas du fait de Kano. D'autres rencontres seront organisées, telles que les taika (tournois) dont la plus représentative sera Zen nihon judo senshiken taika, les championnats nationaux de judo, créés en 1930, dont la phase finale regroupe, dans deux catégories (en seignants ou aspirants enseignants et pratiquants ordinaires), et répartis en fonction de leur âge (20-29, 30-37, 38-43, plus de 44 ans), les judoka vainqueurs des étapes de sélection dans les huit subdivisions géographiques établies. L'édition 1941 sera la dernière, mais c'est la compétition qui préfigure le fameux championnat toutes catégories du Japon, ou Zen nihon judo senshuken taika, qui prendra le relais à partir de 1948, regroupant 16 combattants issus de dix divisions géographiques, mais sans plus ae distinction d'âge, ni d'engagement dans la pratique du judo.
Parmi les termes déjà rencontrés, shobu est un substantif dont la graphie transcrit l'enjeu puisque composé de victoire et défaite. Il s'agit donc, au sens sportif, d'un match, au sens guerrier, d'un combat, c'est-à-dire là où se jouent la victoire et la défaite, avec leurs conséquences selon le contexte. Taika signifie simplement "grand rassemblement" et est souvent traduit par tournoi, l'idée étant que cela concerne, à la base au moins, un grand nombre de participants potentiels, tandis que senshuken (senshiken avant guerre) apporte l'idée de sélection, de qualification (on se sélectionne et on devient alors représentant), et donc de championnat.

A  SUIVRE

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trublion 27/05/2020 08:57

et bien, il faut une sacrée organisation !