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la saga des samurai (12)

Publié le par HITOYUME

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LES RONIN

 

La plupart des samurai étaient devenus des civils; d'autres, toujours guerriers, erraient à la suite des remaniements qui les avaient dépossédés de leurs terres, ou à la suite de la disparition d'un maître vénéré. Quelques-uns devenaient de vrais bandits, comme le montre le célébre film "Les sept samurai" et face à leurs exactions, les paysans désarmés durent se défendre avec leurs outils, notamment celui qui devint le kusari gama (faucille attachée à une longue chaîne qui permettait d'enserrer l'ennemi). Mais, en général, les paysans ne se servaient pas d'armes. Certains, très habiles au maniement de ces armes de fortune, étaient en réalité des ninja, déguisés en fermiers... Les autres se faisaient détrousser. Pour survivre, les samurai suivirent diverses voies: certains devinrent paysans en abandonnant leurs sabres, d'autres se firent gardes de corps, d'autres, enfin, enseignèrent leurs techniques aux marchands, classe montante. Quelques-uns se firent marchands, mais, liés par leur code du bushido, ils devinrent souvent les victimes de commerçants sans scrupule, qui se vengeaient ainsi du mépris dans lequel ils avaient été tenus. Et puis quelques autres se chargèrent de transmettre l'héritage. Les plus célèbres sont Bokuden et Miyamoto Musashi, itinérant infatigables, à la recherche de la perfection technique et de l'idéal spirituel qui était le leur. Les ouvrages relatant ces idéaux fleurirent parallèlement au déclin des samurai. On connaît "Le livre des cinq anneaux" et "Hagakure" qui exhortent à retrouver les valeurs martiales.

 

 

à suivre

 

 

LE DEPERDITEUR DE POTENTIEL

 

« Soyez raisonnable, Monsieur Lavocat, ce que vous me dites est impossible! - Mais puisque je vous le dis, Docteur ! Il y a toujours des nuages au-dessus de moi. Ils me suivent chaque fois que je mets le nez dehors ! » Le médecin détailla un instant son patient d'un oeil à la fois calculateur et compatissant. Nous étions fin juillet, la chaleur était suffocante, mais son consultant avait un pardessus sous lequel il devait étouffer. « Bon, reprit le médecin au bout d'un instant, je vais vous prescrire un antidépresseur. Mais, je pense que vous devriez consulter un de mes collègues, il s'agit d'un psychiatre, je ne vous le cache pas. » Il inscrivit sur son bloc-note : Délire de persécution. Perturbation du potentiel intellectuel . Le soir, après son dernier patient, le docteur Vialet vit qu'il y avait de l'orage dans l'air. Le ciel était gris, lourd comme une chape de plomb. Il sentait déjà une très forte électricité dans l'air. Il songea à cet homme, Lavocat : et si c'était vrai, si cette histoire de nuages suiveurs était la réalité. Non, c'était impossible, il ne fallait pas se laisser imprégner par ses patients, il lui fallait évacuer ses propres tensions, le soir, tous les soirs, en bon médecin rationnel qu'il était. Avant de sortir, il se munit de son parapluie, un parapluie spécial surmonté d'une tige de cuivre et relié au sol par un gros fil traînant, de cuivre également ; c'est ce qu'on appelle en aéronautique un déperditeur de potentiel.

 

le déperditeur de potentiel

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2013 à tous

Publié le par HITOYUME

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