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tous les pratiquants

Publié le par HITOYUME

Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPicous les pratiquants d'arts martiaux sans exception finissent par se poser tôt ou tard la même question égoïste :

 "Qu'est-ce que je gagne en pratiquant les arts martiaux ?".

Mais la réponse varie en fonction des besoins individuels. Pour certains, c'est de l'argent, pour d'autres, une réputation. Seuls quelques-uns veulent seulement participer au jeu et la majorité le fait pour apprendre la self-défense. Une petite minorité pratique les arts martiaux pour atteindre la sérénité, la connaissance parfaite et l'union divine, pour ainsi dire.

J'ai un jour demandé à un sensei quelle était l'attitude des samurai par rapport au bénéfice personnel. Il me répondit :

"Les médiocres cherchaient la réputation et finissaient par devenir des voleurs ou par avoir besoin de la protection des seigneurs. Ceux qui réussissaient à devenir vraiment grands étaient ceux qui cherchaient la paix avec eux-mêmes, le ciel sur la terre".

D'après le sensei, ces derniers pouvaient se compter sur les doigts de la main. Pour atteindre l'objectif, ils devaient laisser derrière eux les lamentations et la peur et c'était là la montagne la plus dure à escalader. Pour la majorité, c'était trop difficile.

Vous êtes-vous déjà un jour demandé si vous deviez revivre votre vie, si vous la vivriez exactement comme vous l'avez vécue, avec les moments doux et les moments amers ?

Avez-vous parfois pensé que si vous aviez fait ceci et non cela, vous seriez maintenant médecin ou avocat ?

Et nous pourrions continuer comme ça à l'infini. Ne vous êtes-vous jamais repenti dans des moments d'angoisse ou de tristesse, vous demandant comment aurait changé votre vie si les circonstances vous auraient été favorables ou si la fortune avait frappé à votre porte ?

Nous avons tous pensé comme ça un jour. Nous ne serions pas humains si nous ne le faisions pas. Et c'est ce qui différencie les grands moments des moments

 "qui ne le furent pas, mais auraient pu l'être".

"Ne sombre pas dans les lamentations, dit le sensei. Ceux qui y parviennent sont capables de surmonter les problèmes et de contrôler leurs émotions. Intellectuellement, tu crois que tu peux, mais il n'en est pas ainsi".

Les samurai le savaient, ils contrôlaient pour cela leurs émotions. C'était dur, mais ils y arrivaient. Le sensei me parla alors d'Odagiri Ichiun (1629-1706). J'avais lu dans mes livres qu'on disait qu'il était le meilleur. Son sensei, Hariya Sekiun, lui avait appris absolument tout. Il l'a fait s'entraîner jusqu'à l'épuisement. A une époque où une erreur de jugement signifiait la mort, les samurai s'entraînaient vraiment. Ils ne connaissaient pas les sports, le jeu limpide ou les règles, seul comptait la survie. Hariya Sekiun eut 3600 élèves au cours de toute sa vie et seul l'un d'eux, Odagiri Ichiun parvient à arriver au plus haut. Odagiri racontait :

"Ce fut très simple. Je me suis rendu compte que n'importe qui, quel que soit sa vie, peut y parvenir, il s'agit seulement de profiter de chaque minute de chaque jour de sa vie".

Odagiri eut de la chance. Un jour, il tomba malade et un prêtre lui dit qu'il ne lui restait plus que quelques mois à vivre, un an tout au plus, car il n'existait pas de remède à son mal. Il ne pleura pas et n'accusa pas le ciel de son malheur. Son seul regret fut de n'être pas arrivé à se fondre et à devenir un avec son épée. Il planifia alors chacun de ses jours. Il conçut un plan d'entraînement, tel que son sensei le lui avait dicté, et passa le temps avec ses amis comme si c'était la dernière fois qu'il les voyait. Il profita de chaque minute d'entraînement comme jamais il ne l'avait fait avant, il savoura chaque repas comme si c'était le dernier et jouit de chaque gorgée d'eau comme si c'était le nectar des dieux. Le temps passa et il se rendit compte qu'il avait vaincu la maladie. D'une certaine manière, il l'avait surmontée. Sa joie était telle qu'il écrivit :

 "Je me sens comme si j'avais le soleil et la lune à mes pieds et que je m'étais fondu avec Dieu".

Il avait appris à profiter de chaque minute de chaque jour de sa vie. Et dans le processus, il avait laissé derrière lui les lamentations et la peur.


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texte de vieux bouc

Publié le par HITOYUME

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Elle est si bavarde qu'elle ne s'est toujours pas rendu compte que son fils est muet.

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