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le gorin no sho 5-31

Publié le par HITOYUME

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Je présente depuis le 05 mai l'ouvrage de Miyamoto Musashi: le "Gorin no sho", écrit en 1645, un des grands classique du sabre japonais.

 

2) la voie des guerriers

 

Ce que j'appelle hyoho est la pratique nécessaire dans les familles de guerriers. Celui qui dirige la guerre doit l'apprendre, et les soldats devraient aussi la connaître. Cependant rares sont les "bushi" qui la connaissent bien... En tout cas la règle pour les bushi (guerriers) est d'avancer en même temps dans la voie des arts martiaux et dans celle de la littérature. Même si vous êtes maladroit, vous devez vous entraîner au hyoho en raison de votre situation. Ce qu'un bushi doit avoir toujours à l'esprit est la voie de la mort (savoir mourir). Mais la voie de la mort n'est pas réservée seulement aux "bushi". Un moine, une femme, un paysan, toute personne peut mourir pour raison d'honneur privé ou social, en choisissant sa mort. Dans la voie de hyoho pour les bushi le principe doit être de vaincre dans tous les domaines. Il doit méditer comment gagner en combat contre un ou plusieurs, comment illustrer son nom et celui de son seigneur, et accomplir son devoir. C'est cela la nature du hyoho. Il y a sans doute des personnes qui pensent que même si elles apprennent le hyoho, celui-ci ne sera pas efficace dans la pratique réelle. Mais selon moi, suivre la véritable voie du hyoho, c'est s'entraîner pour que le hyoho soit utile à tout moment et en toutes choses, et l'enseigner ainsi... Il existe aujourd'hui des personnes qui se répandent partout en se déclarant adeptes de hyoho, mais elles pratiquent seulement le kenjutsu (sabre). Il y a quelque temps, les prêtres shintoistes du temple de Kantori (le nom de ce temple est aujourd'hui Katori Kashima: ville développée autour du grand temple Kashima Jingu) près de Kashima dans la province de Hitachi no kuni, (ancienne province qui comprenait une partie de la région actuelle de Chiba ken et celle de Ibaragi ken) ont fondé une école en disant que l'art leur avait été transmis par les dieux, et l'ont diffusé dans toutes les provinces... A partir des seuls principes du kenjutsu, on ne pourra pas bien comprendre le kenjutsu, lui-même, et on sera loin de concevoir ce qu'est le hyoho. L'attitude de Musashi apparaît clairement dans ce paragraphe. Il recherche à travers ce qu'il appelle hyoho un pragmatisme applicable d'une façon générale. Mais son pragmatisme n'est pas une technique au sens occidental du terme. Il n'y a pas de dualité technique-esprit. Pour Musashi la technique n'est pas distincte de l'esprit. L'esprit doit donc être recherché dans la technique, et le principe de l'efficacité est toujours inclus dans la logique même de la technique. Il considère son hyoho comme un grand principe applicable à tous les phénomènes. Il fait un avec ses techniques: la technique, c'est l'homme. Chacun des arts peut devenir un mode de vie s'il est compris comme une voie (do ou michi). Cette façon de penser va se renforcer et se raffiner durant la période Edo (1603-1867) où la société globale japonaise se coupe presque complétement de l'étranger. Le Japon va se replier sur lui-même, et constituer une société où les modèles culturels s'unifient en allant vers le raffinement et la formalisation. C'est seulement dans les sociétés de ce type qu'il est possible de concevoir un principe valable pour tous les phénomènes, semblable à celui que recherchait Musashi. Pour Musashi, la voie du hyoho va bien au delà du maniement du sabre. Il y fait entrer ce qu'une autre démarche rechercherait dans la religion. Une anecdote, peut-être un peu romancée, rapporte qu'en chemin vers un combat contre des adversaires nombreux, où ses chances étaient très faibles, il passa devant un temple shintoiste. Prenant conscience, soudain qu'il commençait à prier en demandant la protection des dieux, il se redressa et se ressaisit, s'accusant de manquer de confiance en son hyoho, car c'est au hyoho, et à lui seulement, qu'il devait confier son destin. C'est le sens de sa phrase célèbre: "il faut respecter les dieux et le Bouddha, mais ne pas dépendre d'eux". Il exprime par là, sous une forme tranchée et explicite, une tendance qui reste d'habitude sous jacente à la philosophie du budo. En effet, les guerriers pouvaient être adeptes de différentes religions, mais celles-ci étaient plutôt une coloration de la voie des bushi que l'inverse.

 

à suivre  

 

après l'appel d'Eric Cantona, l'appel d'Hitoyume

 

Il y a quelques mois, Eric Cantona lançait son appel, demandant à tout le monde de vider son compte le même jour, 7 décembre, pour porter un coup fatal au système bancaire. Il va de soi que, loin des Christine Lagarde, Martine Aubry, Olivier Besancenot et autres défenseurs de l'ordre financier établi, Hitoyume a soutenu sans réserve et par principe la démarche de l'ex-footbaleur : quelles qu'en soient les motivations, emmerder une banque est toujours une bonne chose, en emmerder plusieurs un geste d'humanisme. Mais ce soutien de principe d'Hitoyume n'a malheureusement pu se traduire concrètement. La mobilisation portait en elle-même les germes de son propre échec, du moins nous concernant : l'appel arrivait trop tôt. Il est rare que nous ayons grand-chose à vider de notre compte le 7 du mois. C'est pourquoi, frustré de n'avoir pu participer à cette révolution cantonnienne, je lance à mon tour un appel,dont la majesté n'a pour but que d'ajouter à la solennité de ma démarche. S'inspirant de l'initiative du King Eric tout en en corrigeant les imperfections, l'appel d'Hitoyume (c'est moi) ne manquera pas, lui, de porter un coup fatal au (xà fondement (s) rebondi (s) du système capitaliste financier. Car le projet, pour n'être pas moins fin, est beaucoup plus simple. Il s'agit cette fois non pas de vider tous les comptes bancaires en un seul jour, mais d'en remplir un seul, le mien, tous les 6 du mois. Ceci dans le but d'être en mesure dans un an de répondre à l'appel d'Eric Cantona. Quand, le 7 décembre prochain, je retirerons enfin toutes nos économies de notre banque, ce seront donc un peu aussi les vôtres que nous soustrairons à la rapacité de ces bandits. Le tour sera joué, Eric Cantona comblé, nous aussi d'avoir contribué à cette saine révolution et vous d'y avoir par mon entremise participé. N'oubliez donc pas l'appel d'Hitoyume : chaque 6 du mois, videz votre compte bancaire sur le compte n°01200232573-20 !

 

l'appel d'Hitoyume  

 

LA MACHINE A ECRIRE

 

C'était une machine à écrire autonome. Si elle avait été programmée pour aller au fond des choses et pour raconter des histoires d'hommes, elle n'avait pas vraiment d'imagination. Elle rédigea néanmoins un roman d'un million de pages. C'était l'histoire d'un homme qui écrivait l'histoire d'un homme, qui écrivait l'histoire d'un homme, qui écrivait l'histoire d'un homme... et ainsi de suite sans aucun développement, aucune intrigue, aucune véritable trame. A la fin du roman, le dernier homme, lassé et ne trouvant plus rien à raconter, inventait la machine à écrire.

 

la machine à écrire


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texte de vieux bouc

Publié le par HITOYUME

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De retour.

Quand la langue du chien vaut la main du médecin il faut changer de médecin.

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