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texte de vieux bouc

Publié le par l'essentiel oublié

Les cimetières sont peuplés de gens irremplaçables ... et les parlements de gens à remplacer.

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mon home studio

Publié le par l'essentiel oublié

Sur le mur de mon home studio, il y a un petit chien qui bouge ses pattes et un petit homme qui ressemble à un lutteur de sumo, fabriqués dans un bois presque blanc. Ils ont été déteints par le temps, comme si c’étaient les vieux jouets d’un enfant japonais. Il y a également un combattant de lutte libre en plastique, volant comme si c’était Superman. Le petit chien et le petit homme sont des jouets japonais, taillés à la main, vraiment très anciens. Le petit homme était pendu à un clou sur le mur de la chambre que j’avais louée la première fois que je suis allé à Tokyo 1981. Quelqu’un l’avait oublié, je me le suis donc approprié. Il a depuis lors été dans le home studio que j’ai installé dans mon grenier. Quelques années après, j’ai acheté le petit chien dans un vide grenier, manifestation qui se déroule assez souvent dans notre région . En le voyant, je me suis immédiatement rendu compte que ce petit chien était le compagnon idéal de mon petit homme japonais. J’aime encore aujourd’hui, jouer avec ces petits personnages et de temps en temps, j’y joue avec mon petit fils.
J’adore installer tous ses monstres et voir Venon, Dracula, Hell Boy, Prédateur, les X Men et les Pokemon à côté du robot « Arthur », de « Yoda », de Mole et de Godzilla. Il est vrai que j’ai un culte un peu fétichiste pour ces petits personnages. De fait, j’en conserve encore une vingtaine de quand j’était enfant. Je les garde dans une caisse en bois que me donna mon grand père et je les ai prêtés à mes enfants quand ils étaient petits, comme s’il s’agissait de la caisse de Pandore. Je les regardais droit dans les yeux et je leur demandais : « Veux-tu t’amuser avec les jouets avec lesquels je jouais quand j’étais petit ? ». Et mes trois enfants ont joué avec eux, redonnant vie à ces vieux jouets.
Dans cette caisse en bois, il y a un joli âne violet tout abîmé, un zèbre en plomb, un petit cheval blanc et noir qui s’appelle « Pinto » comme le cheval de l’indien qui accompagne le Cowboy Solitaire et un autre marron qui s’appelle « Fury » pour cette jument de la série télévisée enfantine avec un enfant appelé Joy qui lui sauva la vie et qui était la seule personne qui pouvait la monter. J’ai encore la petite vache Dale Evans, un squelette vert, un petit gros mexicain, une petite fille bicéphale, trois balles d’argent du Cowboy Solitaire, un épouvantail, une scie jaune, une boîte de conserve des épinards de Popeye, plusieurs singes, Bambi, la taupe Gigio, une main de squelette violet qui a dans sa paume une tête de mort, des petits cochons noirs en plomb, un lapin et un canard en tissu de Chine, des petits pistolets, des petits tonneaux gris sur lesquels il est écrit « rhum », des selles, Rintintin, Pluto, Lassie, un chien saucisse, un arbre et l’une ou l’autre chose du ranch de Roy Rogers ou du village du Marshall Dillon, celui de « Gunsmoke, Polices des Plaines ».
Je me souviens comment je jouais avec eux, presque toujours en solitaire et dans le silence le plus complet, avec ma chienne Duchesse qui tournait autour de moi comme un gardien, me protégeant, veillant sur moi. Parfois, je jouais avec mon cousin Patrick. Nous jouions à construire un ranch. Nous réunissions ses jouets et les miens et nous passions toute la journée et parfois deux ou trois jours à organiser des espaces et des enclos avec des taureaux aux longues cornes, des vaches, des chevaux, des petits bonhommes, des cowboys ; des indiens, des moutons et même des tigres et des gorilles. Nous montions le village, le ranch, la cantine, et tout ce que l’on pouvait imaginer. Notre plaisir était de remplir tout l’étage, de tout recouvrir de centaines de petits personnages. C’est en cela que consistait le jeu. Ensuite, soit nous nous fatiguions de tout monter et nous les rangions, soit nos petits frères venaient et, en quelques secondes, chamboulaient tout ce que nous avions fait.
Beaucoup de temps a passé depuis, mais je continue d’acheter des petits personnages, je les achète pour mes petits enfants et je leur inculque le plaisir d’une figurine bien faite ou d’un personnage clé. Ils ont des tas de petits personnages, des centaines, que je leur ai offerts au fil des ans ou que j’ai ramené de mes voyages. Il y a peu, j’ai offert à mon petit fils, un personnage que j’ai trouvé sur un marché aux puces. C’était « le monstre du lac vert », merveilleux, une copie exacte du vieux film. Je lui ai également offert un « Gollum », cet être possédé par le mal et obsédé par un anneau maléfique dans le roman de J.R.R. Tolkien, le Seigneur des Anneaux et un Pinocchio vêtu de blanc comme un arlequin dont le nez grandit quand on pousse dessus. Peu de temps après, je lui ai offert, entre autres, « Demon » le chanteur et guitariste à la longue langue du groupe de rock « Kiss ». Il a aussi dans sa chambre sur une étagère « Jack Skellington » du film « l’étrange Noël de Monsieur Jack », un Godzilla énorme, le dragon bleu de He Man et un coffre rempli de « Spawns » et de « Transformers ». J’ai aussi mes personnages que j’achète rien que pour moi, j’ai « Bruce Lee » sur le moniteur de mon ordinateur, vêtu comme dans le film « Enter the Dragon », j’ai un petit personnage jaune avec une tête de vis et sur la bibliothèque, j’ai James Bond en smoking tropical, dirigeant son pistolet vers le saint vénézuélien José Grégorio Hernandez. Ha, ha, ha ...
Je pense continuer d’acheter des petits personnages. Je crois que je le ferai le restant de mes jours. Chaque fois que je passe par un endroit où il y en a et que l’un d’eux me regarde avec des yeux disant : « Emmène-moi avec toi ! », je l’achète sans y penser et je l’emmène à la . Je suis en train d’en chercher quelques-uns que j’adorerais avoir, par exemple : Brandon Lee comme « le Corbeau », Edward aux mains d’argents, Marilyn Manson, Nosferatu, « Santo, el Enmascarado de Plata » (le masque d’argent), Blue Demon, Peewee Herman, Klaus Nomi, Bruce Lee comme « Kato », Jésus de Nazareth mais avec un fouet à la main, le « Pingouin » et le « Joker », ces archi ennemis de Batman, Hannibal Lector, tous les guerriers du film « The Warriors » et je mourrais pour avoir un petit « Frank Zappa » jouant de la guitare.
Mais parmi les mille merveilles que nous avons à la maison ou qui sont passées entre mes mains, la pièce la plus étrange de cette immense collection de petites figurines est une pièce que me donna un jour un ami. C’est un personnage miniature en caoutchouc qui n’a pas plus de deux centimètres et qui n’est autre que la reproduction de la figure de pierre monumentale de Coatlicue qui est conservée au Musée Nationale d'Anthropologie de Mexico. Son visage est constitué de deux serpents dentés, son collier est fait de mains, de cœurs et de crânes humains. Les doigts des mains et des pieds sont des griffes et elle s’alimente uniquement de mortels. Une véritable perle qui fait maintenant partie des jouets que mon petit fils conserve dans une petite caisse métallique en forme de sarcophage égyptien.
Mais il y a une chose qui est sûre c’est que le seul personnage qui jamais au grand jamais n’entrera chez moi, c’est un certain « Chucky ». Pour rien au monde !

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