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texte de vieux bouc

Publié le par HITOYUME

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Dans l'immeuble où j'habite,

l'isolation sonore des appartements

est si peu efficace

que j'entends

mes voisins penser.

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moi... Jigoro Kano (117)

Publié le par HITOYUME

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REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 43 ans, 5ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.


RENSHU


Dans Aujourd'hui, pourquoi les budo ? Interroger la culture et la tradition, Nakamura Tamio relève un changement de vocabulaire dans le monde des arts martiaux : alors que jusqu'avant-guerre on employait, pour "entraînement", principalement le terme keiko, celui-ci a ensuite cédé totalement la place à renshu, qui lui-même tend à être de nos jours remplacé par toreningu (de l'anglais training).
Et de préciser : "On peut penser que l'influence de Kano fut forte sur le fait que le mot renshu en vienne ainsi, dans le judo, à supplanter keiko".
Ce serait donc Kano qui aurait introduit le ver dans le fruit, ou le renshu, dans le keiko. De fait, quand on regarde l'index du Kano Jigoro taikei (14 volumes), les deux termes apparaissent bien, avec 46occurences pour keiko contre seulement 3 pour renshu ! Or, c'est manifestement une erreur, puisqu'on retrouve plusieurs fois ce dernier lorsque... l'on vérifie les emplois du premier. Et c'est alors fort instructif car s'il arrive (une fois) que ces deux mots semblent utilisés dans un sens très proche, leur emploi dans une même phrase ou un même paragraphe met bien en évidence leur différence : keiko, c'est l'idée d'aller pratiquer tous les jours quand, renshu, c'est s'exercer, (se) "soumettre à un entraînement méthodique en vue de créer ou de développer une aptitude ou une habitude".
Ainsi, "les techniques de balayage sont des techniques que l'on a maintes fois l'occasion de porter en combat réel comme lors de l'entraînement (keiko) ordinaire.
Toutefois, comme cela est impossible si on ne s'y exerce (renshu) pas bien, je souhaite que vous vous y exerciez (renshu) le plus possible après avoir bien compris ce que je vais vous expliquer ici".
La composition du mot vient confirmer cet emploi : renshu, c'est apprendre (une technique, un savoir), shu, par le travail de sélection des éléments les plus pertinents d'un ensemble (et donc par la répétition visant à aller toujours plus à l'essentiel, à éliminer le superflu), ren. On peut donc dire que, dans le processus du keiko, le renshu de plusieurs habiletés est nécessaire : polir sa technique de chute, son tai sabaki (esquive), telle ou telle technique particulière, etc...
Mais le terme est aussi à replacer dans son contexte historique comme conceptuel. En effet, renshu est un vocable qui apparaît au début de l'ère Meiji (1868-1912) dans le milieu de l'éducation et, en l'introduisant dans sa méthode, Kano crée un lien direct avec la notion d'apprentissage et de formation à des éléments épars qui, maîtrisés, prendront leur sens dans un tout. Mais c'est aussi marquer de façon catégorique la rupture avec la conception des jujutsu dans lesquels on parlait plus volontiers de tanden "renforcer", "forger" le corps, l'esprit, pour ne pas "craquer" jusqu'à s'imposer à l'autre.
Or, dans le judo (idéal), on n'impose pas sa technique, on applique celle qui s'impose. Mais, pour cela, il faut avoir éduqué son corps, l'avoir formé à la technique et, en retour, avoir incorporé cette dernière. L'idée du renshu, c'est celle du temps d'apprentissage et de construction patiente des aptitudes fines et singulières, solides maillons d'une chaîne qu'on ne perçoit pas encore et au service d'un tout, sur le long terme : le keiko.
Que l'on soit passé, après-guerre, au renshu montre que l'on a perdu cette vision du long terme pour ne plus s'intéresser qu'aux éléments et à l'efficacité à court terme.
Et cela se comprend : l'âge des pratiquants n'a plus excédé 22 ans (sortie de l'université) tandis que l'importance était mise sur l'idée non de judoka ou pratiquant mais de senshu ("sélectionné"), représentant son école.
Et, pour cela, polir plus et mieux sa technique était vu comme la clé.


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Lorsque l'administration (paraît) dépourvue de lumières, le peuple devient riche.
Lorsque l'administration est clairvoyante, le peuple manque de tout.
Le bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur. Qui peut en prévoir la fin ?
Si le prince n'est pas droit, les hommes droits deviendront trompeurs, et les hommes vertueux, pervers.
Les hommes sont plongés dans l'erreur, et cela dure depuis bien longtemps !
C'est pourquoi le Saint est juste et ne blesse pas (le peuple).
Il est désintéressé et ne lui fait pas de tort.
Il est droit et ne le redresse pas.
Il est éclairé et ne l'éblouit pas.


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tao te king

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