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dictateur raté

Publié le par HITOYUME

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Rien que pour vous,lecteurs de "L'essentiel oublié", je descends ma braguette et je plonge la main dans mes souvenirs...

 


Depuis l'enfance, j'ai hésité entre deux conceptions du monde. Dans la première, tout ce qui est au-delà des limites de mon corps n'est que vaste illusion, un décor factice placé là par quelque puissance facétieuse ou maléfique pour m'abuser. Bref la nature n'est qu'une vaste saloperie qui se paye ma tronche depuis ma plus tendre enfance et me fait vivre dans un monde souvent pourri et toujours dépourvu de sens.
D'où l'idée que tout ce monde est "fait pour moi", qu'il me revient de le mettre à ma botte pour venger les malheurs que l'on m'a faits quand j'étais petit. Il me restait à prendre le pouvoir et à soumettre ce monde, habitants et biens réunis, à la dictature éclairée de mon bon plaisir. D'ailleurs, les histoires à la con que l'on raconte aux enfants et les cours d'histoire de France, que l'on recevait à l'époque comme modèles sociaux, encourageaient ce type d'attitude.
La cour de récré, où j'étais parmi les petits, me ramena vite à une vision opposée, après quelques coups de poings et croche-pieds lâches : je n'étais qu'un petit parmi plein de grands, d'une classe parmi vingt, d'une école parmi des millions... bref, un atome de décision, une sous particule de pouvoir. C'était le douloureux apprentissage de la "démocratie" à laquelle on ne peut rien et de mon impuissance personnelle.
La suite serait trop longue à raconter et peu intéressante, somme toute banale.
Mais il m'est arrivé ici ou là d'avoir le désir ou la responsabilité d'un projet, individuel ou collectif, parfois avec du monde derrière. Avec plus de goût pour les projets individuels, que j'emmenais où mon désir me dirigeait, mais que les autres ou l'environnement sabordaient. Tandis que les projets collectifs aboutissaient plus souvent... en général loin de ce que j'espérais au départ.
Un quidam étasunien a eu un jour un Nobel d'économie pour avoir longuement démontré, en gros, qu'il valait mieux un décideur qui décidait n'importe quoi, au hasard, qu'un méticuleux qui retardait les choix tant qu'il n'avait pas d'argument rationnel. Si l'on ajoute qu'il peut y avoir plus de cohérence et de rationalité dans les décisions d'un tyran que dans une succession erratique d'opinions majoritaires fabriquées, on comprend pourquoi les entreprises ou les états fonctionnent plus souvent sur le modèle de la dictature que sur celui des coopératives ouvrières, du moins quand il s'agit de faire des profits ou de l'emporter dans une compétition. Mais si l'on se prend à rêver que l'entreprise ou l'état a pour premier objectif la satisfaction du plus grand nombre, il urge de neutraliser tous les affamés de pouvoir et abuseurs de biens sociaux...
A bas les chefs !


dictateur raté


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texte de vieux bouc

Publié le par HITOYUME

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