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texte de vieux bouc

Publié le par HITOYUME

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Quand ils n'auront plus rien à nous vendre,

les Japonais,

dont on n'ignore pas la générosité,

nous offriront

le nécessaire à hara kiri.

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la rentrée des classes

Publié le par HITOYUME

Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic Mon fils est entré au collège. Je l’ai tout de suite félicité d’avoir réussi à aller plus loin dans les études que son con de père inculte, lâche et demeuré. Quand je me suis aperçu que je parlais un peu trop fort de moi, j’ai changé de sujet. Je lui ai demandé s’il s’était inscrit au permis de conduire. Ma femme m’a répondu que je ne m’étais pas trompé sur mon cas. C’est donc elle qui a pris les devants en interrogeant notre enfant.

Elle lui a demandé si sa maitresse était gentille. J’étais intérieurement hors de moi ! Pourquoi lui avait-il le droit d’en avoir une et pas moi ? Et en plus sa mère était au courant. Il lui a répondu que ce n’était plus comme à l’école primaire, qu’il en avait plusieurs à présent. Je bouillais littéralement ! Non seulement il en avait plusieurs, mais en plus il en avait déjà une à l’école primaire. C’est dingue ce que les enfants peuvent être précoces. Mais je ne pouvais pas supporter cela, et j’ai donc appelé l’école pour prendre rendez-vous avec ses maitresses, et mettre fin à cette mascarade.

Au bout du fil, il y avait la directrice. Je lui ai demandé de me prendre rendez-vous avec les maitresses de mon fils. Elle m’a prié de bien vouloir lui donner le numéro de classe de l’élève, car les maitresses étaient différentes pour chacune d’entre-elles. Je lui ai répondu que j’ignorais que tous les élèves de l’école en avaient, et de plus, qu’elles étaient différentes. Elle m’a indiqué que c’était obligatoire, pour ne pas que les maitresses soient éreintées en s’occupant de toute l’école, et que, de plus, c’était la loi. Mais alors j’étais hors-la-loi ! En donnant le numéro de classe de mon fils, elle m’a fait savoir que je ne pourrais prendre rendez-vous qu’avec sa maitresse principale. Je ne savais pas qu’il les classait. J’ai accepté et fixé une date.

En arrivant à l’école, à heure et date prévues, j’ai aperçu une très belle femme dans un couloir. Je lui ai demandé si elle était la maitresse principale de mon fils. Elle a acquiescé et m’a invité à la suivre dans une salle de classe. J’ai tout de suite engagé la conversation, mais j’ai quand même voulu y aller doucement. Je lui ai donc demandé si mon fils était un garçon bien. Elle m’a répondu qu’il était bien élevé, car il prenait soin de son matériel lorsqu’elle le lui prêtait, et qu’il jetait tous ses résidus à la poubelle à la fin de chaque séance. Je lui ai demandé, effaré, si au moins il était bon. Elle m’a affirmé que oui, qu’il avait de réels talents et qu’il savait se servir de son stylo pour les démontrer. J’étais à la fois choqué et fier de mon fils. Puis en voyant sa maitresse, peut-être un peu jaloux. Je lui ai alors demandé si elle accepterait de devenir ma maitresse. Elle m’a répondu que oui, mais que pour ça, il faudrait que je reprenne les cours.

Le soir venu, j’ai annoncé à ma femme que j’allais me réinscrire en troisième. Quand elle m’a demandé pourquoi, je lui ai menti en avançant que je voulais réussir mon brevet. Elle s’est moquée de moi en me disant que je n’avais jamais aimé l’école, et qu’il n’y avait aucune chance pour que je réussisse. J’ai répliqué en lui déclarant que l’école était devenue beaucoup plus intéressante depuis mon époque.

Le jour J était arrivé. Je suis entré en salle de classe et je me suis assis au premier rang. Je voulais être le premier servi. La maitresse que j’avais vu quelques jours auparavant est entrée dans la salle, et nous a demandé d’ouvrir nos livres à la page soixante-neuf. En croisant mon regard, elle m’a fait un clin d’œil. Je commençais à être chaud. Sur la page en question étaient schématisés deux personnes faisant l’amour. Je ne savais pas que l’on commençait par de la théorie. Elle a expliqué que le préservatif était obligatoire pour ne pas avoir de maladies ou d’enfants non-désirés. Peut-être avait-elle peur que je me laisse aller ? Au bout d’une heure, elle est sortie de la salle en me refaisant un clin d’œil. La suite de la journée s’est déroulée de façon normale. Chaque professeur faisait un cours sur une matière, mais sans jamais parler de cette chose pour laquelle j’étais venu. J’étais vexé de m’être déplacé pour rien, mais après tout c’était peut-être leur journée de repos.

Vers dix-sept heures, une sonnerie a retenti. Tous les élèves ont eu le sourire aux lèvres et sont sortis de la salle en courant. Ils allaient certainement retrouver une maitresse. Je les ai imités et j’ai revu la femme de la première heure de cours. Elle m’a souri, m’a fait un clin d’œil, et m’a demandé si son cours m’avait plus. Je lui ai répondu que oui, même si j’aurais aimé en voir plus. Elle m’a alors prié de la suivre dans le parc qui se trouvait à côté de l’école. Nous nous sommes assis sur un banc, et elle m’a demandé d’ouvrir mon livre. Au bout d’une demi-heure, il ne s’était toujours rien passé. A ce moment-là, je lui ai demandé quand allaient avoir lieu les cours pratiques. Elle a écarquillé les yeux et m’a dit que je n’avais qu’à trouver quelqu’un parce qu’elle était déjà prise. Je lui ai confié que je ne mettrais pas ma femme au courant. Elle ne le craignait pas, ce dont elle avait peur, c’était que son mari ne soit pas très content. Je lui ai pris les mains, lui ai dit de ne pas avoir peur, puisque je connaissais son jeune mari depuis sa naissance. Elle a alors pris peur puis s’est enfuie.

Je suis rentré chez moi abasourdi. Ma femme m’a demandé si ma journée s’était bien passée. Je lui ai répondu qu’à l’allure où allaient les choses, elle ne serait pas cocufiée avant un bon bout de temps.

 

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