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texte de vieux bouc

Publié le par HITOYUME

Le boulevard du palais,

sous l’égide de l’association

des dentistes prothésistes,

le boulevard du pas laid,

sous l’égide

des chirurgiens esthéticiens.

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se rendre compte

Publié le par HITOYUME

Se rendre compte, c'est d'une certaine manière se souvenir, repositionner notre point d'assemblage et situer les choses dans leur juste perspective. Mais quelle est cette "juste perspective" ?
Pour le commum des mortels, les perspectives sont créées par l'environnement, l'opinion publique ou la pression des circonstances. Le point focal se trouve au dehors et, en l'absence d'une autonomie réelle, rien ni personne ne peut être libre. La liberté, c'est pouvoir choisir et cela ne se produit que lorsqu'il y a un centre depuis lequel on peut juger les différentes options.
Le manque de critères fait de la majorité des hommes des esclaves. Les gens répètent des choses qu'ils ont entendues sans réfléchir. Ce n'est pas ça savoir, ce n'est pas comprendre. Un perroquet parle, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il sache faire une phrase ni que cette dernière soit une projection de son être et de son désir. La majorité des choses que nous considérons comme intelligentes sont celles qui réaffirment ce que nous savons. Comment est-il possible d'évoluer ainsi ?
Le combat du chaman, de l'homme de connaissance, consiste à se déconnecter de ces interférences pour percevoir les choses telles qu'elles sont, sans maquillage. Non, il n'est pas facile de se libérer du bruit de fond et d'ouvrir les yeux à a réalité essentielle, première et ultime. Il y a les préférences personnelles, les traumatismes, les désirs, les besoins, notre histoire... tat de hoses finalement qui peuvent brouiller la limpidité des critères. La position juste et impartiale, la vision primitive de ce qui "est" devient ainsi un événement rare, difficilement accessible depuis l'état de conscince normale. Pour franchir cette distance, les pratiques chamaniques des anciens utilisent une double stratégie. Premièrement approcher et fréquenter le monde spirituel, altérant les états de conscience du fait même de cette approche du mystère. Et deuxièmement, y accéder en jugeant les choses du monde depuis leur perspective la plus crue, élémentaire et primitive.
C'est la mort qui met toutes les choses à leurs place, dans leur juste perspective. Et c'est donc elle qui, indiscutablement, est la plus sage conseillère des hommes de connaissance. Comparée à la mort, n'importe quelle chose est superflue et sans importance, n'importe quel événement, banal et passager. Nous sommes tous des cadavres en puissance, de petits organismes avec une date de péremption, des morts en sursis. La mort est la seule certitude absolue de l'homme et la vie devient alors un bien étrange et précieux. Chaque fois que les Parques apparaissent, c'est une occasion d'ouvrir les yeux et de regarder les choses, soi-même et la vie, comme un géant... ou comme un nain...
Une fois acquis le jugement juste, l'étape suivante des anciens sages fut d'adopter une décision et donc d'affronter le problème, de la rendre possible. Et c'est là que commence la relation du chaman avec le pouvoir. Comprendre sans agir, c'est comme connaître la théorie et ne pas la mettre en pratique. La théorie sans la pratique est stérile et la pratique sans théorie, dangereuse. De ce fait, les anciens prêtres, les sages, s'efforcèrent d'étudier comment il serait possible d'interférer dans un univers de force, de manière à parvenir à transformer les tensions agissantes et à incliner la balance dans la direction qu'ils auraient décidée.
Pour atteindre un objectif aussi difficile, ils poussèrent le travail personnel au point de rompre la conscience normale, ce qu'on appelle la première attention, libérant alors les tonnes d'énergie qui étaient retenues et garrottées par le moule énergétique qui articulait la lecture de la conscience quotidienne.
Dans de nombreuses cultures, l'un des formules les pls utilisées pour accéder à ces états de conscience altérés était l'usage de substances hallucinogènes ou plantes de pouvoir. Le problème c'est que la consommation de ces plantes produisait une grande usure physique et énergétique, épuisant les individus, voire assujettissant leur volonté au désir de perpétuer les sensations inhérentes au processus de libération de la conscience quotidienne, faisant fréquemment d'elles des voies de fuite au lieu d'être des processus de libération de la conscience. Il y avait en outre un problème supplémentaire. L'effet n'était pas permanent et lorsqu'on re-syntonisait le point d'assemblage de la conscience, il ne restait plus qu'une mauvaise imitation, une "vision" de ce qu'on avait expérimenté.
Certains peuples explorèrent d'autres voies, utilisant comme outils pour faire ce saut, l'ajustement de leur bulle énergétique à des forces spécifiques de plus grand tonnelage énergétique. Certains même, utilisèrent des techniques aberrantes et extrêmes, telles que les sacrifices humains, pour convoquer ces forces.
Il y eut heureusement des cultures plus sophistiquées, qui utilisèrent l'habileté au lieu de la force et, à travers l'obersvation, décodèrent la nature des forces qui agissaient sur tout le monde animé et inanimé. Ils explorèrent ces techniques pour accumuler ces forces dans la bulle énergétique de l'individu et parvenir à condenser et à les traiter sur des points de fréquence spécifiques. Ils apprirent ainsi à faire sonner des cordes qui résonnaient dans l'univers. C'est ce savoir que Don Juan appelle la sorcellerie.
Aujourd'hui, pour l'homme normal et courant, tout cela ne cesse d'être une absurdité car il regarde le monde à travers ses lunettes de couleur et dépense toute son énergie à essayer de faire entrer le monde dans son schéma qui dicte comment "doivent" être les choses. Nous sommes comme ces singes qui ne parviennent pas à sortir une cacahuète du bocal parce qu'en y mettant la main et en la refermant, ils ne peuvent plus la sortir. D'un autre côté, à propos des aberrations... aucun d'entre nous n'est étranger à toutes celles dont l'homme "normal" est capable. Il suffit d'ouvrir un journal... ou de vivre suffisamment...
Pour l'homme commun d'aujourd'hui, le spirituel est une caricature de la vérité dépassée qui vient du passé, un lambeau usé de la conscience. Cela se doit dans une grande mesure à la relation stupide et malintentionnée qui est faite entre le spirituel et le religieux. Car le matériel et le spirituel sont les deux revers d'une même mannaie. Ne pas voir les choses, ne pas les percevoir avec nos sens, les rend inexistantes. L'invisible pourtant intervient continuellement dans notre vie. D'autres réalités s'y mêlent car elles sont nombreuses les dimensions qui peuvent se toucher dans un échange complexe d'énergies et de tensions. Concevoir simplement cette possibilité, qui est pourtant la conclusion la plus avancée de la science moderne elle-même, est en soi une folie pour notre conception linéaire du monde et de la vie. Nous attaquons, nous nions ou nous diabolisons tout ce qui prétend fragmenter notre niveau de conscience normal et notre vision du monde. La raison n'est autre que velle de conserver notre conscience quotidienne, même si c'est une voie sans issue et une cage résultant de la tyrannie de la peur, car on le sait... mieux vaut un mal connu qu'un bien qui reste à connaître !
Sortir de cette voie et surmonter la prison de nos sens et de la norme, exige la transgression de notre état de conscience quotidien. Certains peuples anciens poussèrent très loin ce preocessus. Aujourd'hui plus que jamais, si nous voulons faire ce saut, nous devons regarder en arrière et, sans mépriser les outils et le savoir accumulé par la science, revivre leurs techniques et leur sagesse.
Pourtant le chemin vers la conscience et la liberté passe par la démolition des murs de la "normalité", car ce n'est que lorsqu'on a au moins deux points de référence et d'appui qu'on peut faire des comparaisons ou savoir une perspective pour ensuite agir en conséquence. Le regard plat de l'homme commun ne permet jamais de faire ce saut. Quelle que soit la profondeur qu'il est capable d'atteindre, quelle que soit l'étendue qu'il parvient à parcourir, il aura besoin d'une autre référence qui lu permette de juger et d'agir sur tous les plans de manière complète et sphérique.
En unissant les deux côtés du spectre universel, le matériel et le spirituel, l'homme sera prêt pour une nouvelle phase. Sans le spirituel, nous tournerons en rond autour de la même chose, comme un disque rayé. Sans le matériel, nous n(aurons pas de prise pour concrétiser ces changements ici et maintenant. Les dages de demain, qui sont en train de se forger aujourd'hui, ne pourront pas regarder ailleurs lorsqu'ils seront face à ce nouveau paradigme où les mondes se rencontres, où les plans interagissent et où tout est un.
La crise d'aujourd'hui est peut-être une manière de rouvrir cette porte, de reconsidérer notre manière de lire la réalité. Ce n'est que forcé que l'on s'inscrit sur la voie de la conscience et cela se produit, aujoud'hui comme toujours, pour repositionner nos points d'assemblage et nous rappeler le sens de notre voyage à l'infini, monté sur une sphère bleue qui tourne inexorablement à des milliers de kilomètres à l'heure. N'est-ce pas complètement fou ? Et pourtant, nous restons bouche-bée quand nous entendons parler du spirituel, de l'invisible.
Il faut rompre la coquille de cete petite vision linéaire et exclusivement matérielle du monde. Comme la chenille qui veut voler, nous devons tisser notre cocon pour renaître et voler comme les papillons sur un plan plus subtil, vers une vie plus vaste et pleine, bien au-delà de l'unique et petit objectif de grossir en mastiquant toute la journée. Mais bien sûr... voler, ce n'est pas donné à tout le monde.
Et vous, que voulez-vous faire ?

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