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Jean Bart  "Le Héros de Dunkerque" 51

Publié le par HITOYUME

Jean Bart 
"Le Héros de Dunkerque"
51

RESUME : Jean Bart, à présent commandant de flottille, vient de remplir avec succès plusieurs missions difficiles...

 

Le Roi convoqua  Jean Bart à la Cour, et le 19 avril, devant ses Ministres et ses courtisans, Sa Majesté fit notre ami "Chevalier de l'Ordre royal de Saint-Louis".
A quelque temps de là, on envoya le corsaire à la rencontre d'un nouveau convoi d'une centaine de vaisseaux chargé de blé. Ceux-ci venaient de quitter Vlekerhaven sous l'escorte de navires suédois et danois, et faisaient voile vers la France. Malheureusement, en cours de route, il rencontrèrent une flottille de huit bâtiments de guerre bataves, commandés par le Vice-amiral Devries; les Hollandais n'eurent aucune peine à s'emparer du convoi, et mirent aussitôt le cap sur Amsterdam.
Mais ils avaient compté sans Jean Bart ! A hauteur de l'île de Texel, notre ami coupa la route aux Hollandais, et transmit immédiatement l'ordre de combat aux frégates qui le suivaient :
- Que nos capitaines donnent la chasse aux navires bataves ! Pour ma part, je me charge du vaisseau-amiral.
La frégate de Jean attaqua le "Prince de Frise", et bientôt un combat sanglant se livra sur les deux ponts.
- Dix pistoles à celui qui prendra le pavillon amiral ! Cinq pistoles pour le pavillon du bord, hurla Jean Bart.
Un matelot s'élança dans les agrès, agile comme un singe. d'une balle bien ajustée, l'amiral Devries lui troua la cuisse; sans se soucier de sa blessure, l'homme continua son escalade, s'empara du pavillon, puis, se laissant glisser le long d'un câble, atterrit sur le pont.
Hyde Devries se précipita pour lui arracher l'étendard; mais d'un coup de hache, l'un des assaillants l'étendit sur le pont.
Affolés par la perte de leur pavillon et pétrifiés à la vue de leur chef blessé, les survivants se rendirent. Les autres navires, voyant amener le pavillon-amiral, abandonnèrent le combat et tentèrent de s'échapper.
Le lendemain, l'escadre de jEan entrait en rade de Dunkerque, suivie de trois vaisseaux de guerre capturés et de quarante bateaux chargés de blé. Cinquante autres navires marchands continuaient sur Dieppe et Le Havre.
On transporta l'amiral Devries, grièvement blessé à l'hôpital militaire. Quelques jours plus tard Jean vint lui rendre visite.
- Ce sont les revers du métier, Amiral ! En tous cas, vous avez fait votre devoir. la chance était contre vous.
- C'est vrai que j'ai fait mon devoir, Jean Bart. Mais vous êtes un héros ! C'est une consolation d'avoir été vaincu par un homme tel que vous !
- Allons, n'exagérons rien, Amiral ! Je souhaite que vous vous rétablissiez vite, et je reviendrai vous voir dans quelques jours.
Comme il rentrait chez lui, il vit Maria venir à sa rencontre, rayonnante de joie et de fierté.
- Que se passe-t-il, Maria ? Tu sembles toute heureuse !
- Jamais tu ne devineras, Jean ! L'échevin Daveay, l'armateur Taverne et le marchand Cornélissen sont venus chez nous. Ils ont été entendus comme témoins, ainsi que Monsieur le Curé Desvignes.
- Entendus comme témoins ? A quel sujet, Maria ?
- Au sujet de ton anoblissement, Jean ! Bientôt, nous pourrons faire placer un blason sculpté au-dessus de notre porte.
- Moi, anobli ! Quelle étrange idée, Maria ! Je n'y ai même jamais songé !
- D'autres y ont pensé pour toi, Jean, et tu mérites cet honneur !
Quelques jours plus tard, en effet, Jean reçut ses lettres de noblesse. Et bientôt, au-dessus de l'âtre de la salle de réception, on vit étinceler le blason des Bart : deux ancres entourant une roue de gouvernail, portant lion sur champ d'azur et d'argent, le tout surmonté d'une main reposant sur la garde d'une épée blanche.
Peu de temps après, Jean rendit visite à son cousin Nicolas Bart, curé à Drinkam.
- Sois le bienvenu, Jean. Belle, apporte-nous une bouteille et des verres. Il faut fêter la visite de notre cousin ! Et un verre de vin vieux ne pourra pas nous faire de tort, n'est-ce pas ?
- Assurément non, Nicolas ! Quelles sont les nouvelles du pays ?
- Rien de spécial. Heureusement que tu nous as amené le blé du Texel ! sans cela...
- Je crois que c'en est fini d'aller chercher du blé dans ce grenier spécial, cousin !
- Comment cela ?
- Ces derniers temps les ordres et les contre-ordres se succèdent. messieurs les Anglais deviennent nerveux. Déjà les amiraux Hopson et Shavel ont essayé de me surprendre en mer, sans y réussir d'ailleurs. Les Hollandais, avec le vice-amiral Van de Putte, n'ont pas été plus heureux. A présent, ils se sont ligués contre moi. Et les voilà qui tentent à nouveau de bloquer Dunkerque ! Mais je crois qu'ils en seront pour leurs frais ! Je me suis juré que l'entrée du port resterait libre, dussé-je y perdre la vie !

A  SUIVRE

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T
rien à voir avec les remises de légion d' honneur de ce siècle
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