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c'est pas d'moi

moi... Jigoro KANO (229)

Publié le par HITOYUME

moi... Jigoro KANO

229

 

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 6ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.

JOUER LE JEU DE LA COMPETITION (7ème partie)

PROGRESSER PASSE PAR PLUS DE PRECISION

Certains athlètes font de la compétition sans objectif ni but précis. Pour ces athlètes, le déclic peut venir en déterminant ou affinant leur objectif. Cela leur donnera une direction claire à suivre et ils éprouveront alors une motivation beaucoup plus importante. Certains athlètes n'ont jamais fait d'état des lieux de leurs ressources mentales, physiques, techniques ou tactiques. Le fait d'identifier les axes à développer et de mettre en place un plan d'actions permettra à l'athlète de progresser. Et même si certains ont un objectif et se connaissent bien, il est important de donner du sens à ce que l'on fait. Cela permettra d'incarner quelque chose de singulier sur le tapis. Les champions, par exemple, incarnent toujours quelque chose et font vivre une vision, un caractère, des valeurs, un état d'esprit, voire une cause.

A  SUIVRE

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moi... Jigoro KANO (214)

Publié le par HITOYUME

moi... Jigoro KANO

214

 

 

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 6ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.

LE VERRE A MOITIE VIDE (première partie)

Il y a eu les "koka" et "yuko", et leur marque est profonde. En 2017, la fédération internationale de judo dit :
"La valeur du waza ari inclut celle donnée pour le yuko par le passé".
Oui, mais voilà, comme le montre la note du directeur de l'arbitrage de l'union océanienne de judo de 2009, le "yuko" de 2009-2017 reprenait une partie des critères du "koka". Alors, comme on peut l'entendre parfois sur le bord des tatami par des esprits taquins, "koka awasete ippon"?
Mais il y a plus grave : l'inversion des critères de jugement, et ses effets. "Coude ou pas coude ?", telle est devenue la question. Le problème est de juger le mouvement en fonction de la réception d'uke. Qu'est-ce qui a touché : une épaule ? Les deux ? La / les fesse (s) ? Cela répond à un besoin d'objectiver le jugement et... de le faciliter, aussi. Mais cela a deux conséquences délétères, l'une philosophique, l'autre pratique.
Philosophiquement, c'est passer de la valeur à la sanction. En effet, en changeant la focale de tori à uke, on en est venu à non plus valoriser l'action du premier, comme c'est pourtant précisé dans les textes, mais à sanctionner le second plus ou moins sévèrement selon la proportion de ses épaules qui touche le sol. Et c'est d'autant plus grave que cela revient à ce que plus le judoka recourt aux ukemi (chute), qui forment la base du judo, plus il est pénalisé. Or, si les ukemi sont les premières techniques que son professeur lui a apprises, c'est bien parce qu'elles garantissent sa sécurité.
Et c'est là la conséquence pratique, qui est qu'on en arrive à des aberrations... parfois, il faut bien le dire, magnifiques ! Les qualités développées par un Georgii Zantaraia sont certes époustouflantes (et dénotent d'une compréhension, d'une lecture du mouvement hors du commun) mais, de façon générale, cette course à la "fausse chute" ne peut que mal se terminer. Les qualités félines ont leurs limites et surtout, pour éviter qu'elles ne s'expriment, tori va laisser de moins en moins d'espace à uke pour lui permettre sa réception.

A  SUIVRE

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