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Articles avec #esprit du judo tag

moi... Jigoro Kano (154)

Publié le par HITOYUME

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 43 ans, 5ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.


SE GARDER DE DEFENDRE


Aujourd'hui utilisé comme substantif, kumi kata signifie littéralement "manière de kumu" et, l'explication du caractère de kumu est : une "corde tressée d'innombrables filins épais". C'est donc l'image d'un groupe, kumi, constitué d'éléments distincts mais associés en une action commune, fût-elle une lutte interne (corps à corps) ou vis-à-vis de l'extérieur. Ainsi le résultat de l'action kumi, au, "s'unir en kumi", terme utilisé par Kano dans le sens de "former un couple pour le travail", se dira kumiai, ce qui est aussi la traduction de "syndicat". Kumu, sera volontiers traduit par "travailler / collaborer / s'associer / faire équipe avec" et kumi kata sera donc "la manière dont on va s'associer à l'autre pour travailler en collaboration".
Judogi, kumi kata sont donc, de prime abord, des notions assez éloignées de la préservation de soi puisqu'il s'agit de "donner prise pour collaborer" mais, pourtant, kumi kata est souvent rendu en français par "garde", "action, fait de surveiller, protéger quelqu'un ou quelque chose". Mais le dictionnaire étymologique nous dit encore que le caractère de kumu est à rapprocher de, "faire en sorte que ce qui est devant et derrière, à droite et à gauche s'équilibre" et qui se lira kamae (ru).
Or, kamae, c'est la posture de garde en kendo ou en karate. De... "garde" ? Le verbe, kamaeru, signifie "en équilibrant les parties, construire de façon à ce que cela ne s'écroule pas", "bâtir" ou "se préparer".
Ainsi, kamaeru, c'est créer une structure qui ne s'effondra pas et prépare l'action à venir. Kamae le résultat de cette action, est la "structure". Kamae (ru), c'est donc se préparer, mentalement comme physiquement, c'est-à-dire assumer une posture qui ne sera pas facilement déstabilisée ou encore détruite, sapée, démolie : autant de termes que l'on peut traduire par kuzusu, qui a donné kuzushi, "destruction" (de la structure / posture adverse) :
 "Pour que la technique soit facile à porter, je détruis la posture du partenaire (kuzushi), puis j'installe (kamaeru) mon corps, ce qui s'appelle tsukuri avant de porter une technique en fonction de cette posture construite, ce qui se dit kake".
Il existe encore une différence entrre garde et kamae, qui est que si la première a une connotation défensive, "manière de tenir son arme, son bras, pour parer les coups de l'adversaire", "se mettre en position de défense, prêt à subir une attaque", la seconde ne comporte pas cette nuance et ce serait même plutôt l'inverse.
Ainsi :
"Quand on insiste plus sur l'attaque que la défense, on réussit en attaque tandis que dans le même temps on peut également défendre. Quand on est aionsi dans l'offensive, le corps ne penche pas, les bras et les jambes ne se rigidifient pas. Le corps, en position shizentai, doit être dans une posture (kamae) qui permette, en fonction de la nécessité, tout changement quelle que soit la direction".
Kamae, c'est un "état d'esprit", kokorogamae, et / ou un "état de corps", migamae, qui prend toute la mesure, toute l'amùpleur d'une situation, par delà les contingences immédiates, liées à un exercice particulier (la compétition par exemple), et qui, plus vencore, intégre les contraintes et ambitions d'ensemble (celles du judo, dans notre cas) dans ce problème alors même que la résolution de celui-ci pourrait s'affranchir de certaines d'entre elles, voire valler contre (prendre le raccourci de la puissance physique, ne faire aucun cas du partenaire...).
Ainsi, si Kano répétera à l'envi que même si en randori ou compétition de judo on ne s'expose pas à une frappe, "il est naturel de se tenir prêt, physiquement (migamae) comme mentalement (kokorogamae) à réagir à une attaque (par atemi) de l'adversaire".


A SUIVRE

EN CHEMIN


" Je me réveille. La déshibernation s'est donc activée. Sommes-nous arrivés à Proxima Centori ? S'est-il écoulé 200 ans ? Les autres dorment encore. Je regarde la console. Vitesse : 0,025 c. Mais nous sommes encore à mi-chemin, en plein vide spatial. Ce voyant rouge... Panne de ma couchette ! "

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moi... Jigoro Kano (153)

Publié le par HITOYUME

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 43 ans, 5ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.


KUMI KATA : lost in translation


Le judoka a souvent plaisir à revêtir son judogi : c'est sa tenue, son outil de travail, sa seconde peau, et il entretient parfois un rapport affectif avec cetaines de ses vestes, achetées, offertes, portées dans telle ou telle occasion. Pourtant, si on se sent protégé par lui, le judogi est tout sauf une armure, c'est même le contraire : alors que l'armure nous protège de l'attaque adverse, le judogi nous y expose. Plus encore, pour une large part, il la permet.
Dans un art où la saisie, où donner prise à la force, la technique de l'autre a une telle importance, le judogi est une aberration, mais une aberration révélatrice, riche de sens.
Si le judo était affaire de combat, la logique serait, comme dans la "lutte à l'huile" turque, de priver l'autre de prise, de rendre notre contact fuyant, de nous rendre insaisissable. Pourtant, c'est tout le contraire : on offre prise au partenaire on lui donne les moyens de nous saisir, assumant pleinement tous les dangers que donner à quelqu'un la possibilité de nous comprendre, de nous connaître peut représenter.
Le judo est affaire de relation, de contact offert et sûr. Millez façons d'entrer en contact, de nouer relation : millez et un kumi kata, rendus possibles par le judogi. Que l'on supprime le judogi ou en modifie ses propriétés et les possibles, la richesse des méthodes de saisie en diminueront d'autant. Ainsi, un judogi qui aura été conçu pour, sinon empêcher, du moins fortement gêner la saisie n'en est pas un en ce qu'il ne permet pas le judo, c'est-à-dire d'entrer en relation, en discussion, avec le partenaire alors uniquement perçu comme un adversaire qu'il faut priver des moyens de nous atteindre, nous toucher. Ce sera un kimono (vêtement), peut-être, mais certainement pas un judogi.


A SUIVRE

EMBOUTEILLAGES


Le hic c'est qu'il est de plus en plus difficile de trouver une place pour se garer. Il n'y plus une seule place de libre, tous les véhicules sont alignés pare-chocs contre pare-chocs. Alors, je fais comme tout le monde, j'attends, et lorsque quelqu'un s'en va, je me précipite parce qu'avec la réaction en chaîne, la place se réduit presque aussi sec pour en revenir au pare-chocs contre pare-chocs. Et là il ne vous reste plus qu'à attendre au milieu de la rue, avec les autres automobilistes qui n?ont pas encore trouvé de place, pare-chocs contre pare-chocs. Tchin tchin !
Le Gouvernement veut faire passer une loi pour supprimer les pare-chocs et libérer ainsi le trafic, il envisagerait le retour de la prohibition !! C'est une atteinte à la liberté individuelle. Pourquoi pas contraindre au covoiturage aussi ? Moi, j'aime bien sentir les vibrations de la voiture qui me succède et de celle qui me précède. Il paraît qu'en Chine, leurs voitures ressemblent aux autotamponeuses d'antan, avec des pare-chocs circulaires, et que là-bas les gens passent leur vie dans les embouteillages.
Moralité, en Chine aussi il font du vin, on les presse comme des citrons, et ils sont ronds comme des Polonais.
Hier je me suis retrouvé coincé derrière une voiture immatriculée en Chine. Hic ! La Chine s'éveille et s'étire...

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