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Articles avec #les enquetes de gustave cherchebien tag

enquête par correspondance

Publié le par HITOYUME

Gustave CHERCHEBIEN

 

Gustave Cherchebien, le célèbre commissaire, dépouillait son courrier en déjeunant. Une lettre retint son attention. Elle était signée Paul Evrard, un ami d'enfance qu'il avait perdu de vue depuis que Paul avait été attaché au service de sûreté de l'armée.
"Mon cher Cherchebien,
L'affaire dont je vais te parler est très désagréable pour moi, car je m'y perds et mes supérieurs exigent une solution au plus tôt. Pourrais-tu me venir en aide, comme au bon vieux temps ?
Voici de quoi il s'agit : une espion a dérobé dans le bureau de l'administration militaire un document extrêmement important. Comme nous le surveillions depuis quelque temps, nous l'avons immédiatement arrêté à son domicile.
Malgré toutes les fouilles entreprises dans son living, nous n'avons pas pu mettre la main sur le document qui doit pourtant s'y trouver, car nous avons filé l'homme jusqu'à son domicile et il n'a jeté aucune lettre à la boîte, ni rencontré aucune autre personne en chemin. Alors ?
Si tu es libre, viens vite, je t'en prie.
Ton vieux camarade, Paul".

........

"Impossible venir maintenant. STOP. Document peut-être caché dans escaliers ou vestibules ? STOP. Avez-vous fouillé l'homme ? CHERCHEBIEN".


........

"Homme fouillé des pieds à la tête, mais en vain. STOP. Rien dans les escaliers, car habite rez-de-chaussée. STOP. Rien dans vestibule. Concierge y était et ne l'a pas perdu de vue. STOP; Cherchons toujours dans living. STOP. Paul".

........

"Pourquoi toujours dans living ? Et les autres pièces ? STOP. Quelle est la grandeur du document volé ? STOP. Cherchebien."

........

"Homme habite une seule pièce, studio-chambre à coucher, avec placard cuisine. STOP. Document dactylographié, 23 X 27 cm. Papier machine ordinaire. STOP. Paul."

........

"Envoie-moi photos de la pièce d'habitation, plus une photo par mur. STOP. Cherchebien."

........

"Mon cher Cherchebien, tu trouveras dans cette lettre les photos demandées. Nous avons fouillé la pièce plusieurs fois. Les meubles ont été démontés, les cadres décrochés et vidés de leurs photos, le papier de tapisserie arraché des murs, ainsi que les plinthes, le linoléum a été soulevé. Les vêtements ont été examinés avec minutie, ainsi que le placard-cuisine. Mais rien. toujours rien ! Pourtant, le document DOIT se trouver ici. IL EST ici. Mais où ? Mes supérieurs commencent à s'impatienter et je joue ma place. Bien à toi. Paul."

........

Cherchebien regarda attentivement les photos qui représentaient sous tous les angles possibles le living dans lequel se trouvait le document volé, puisqu'il était prouvé qu'il y était entré et qu'il n'avait pu en sortir. Cependat, si un policier de la classe de Paul ne parvenait pas à retrouver ce papier, c'est qu'il était dissimulé dans une cachette défiant toute recherche. Une cachette très difficile. Cherchebien se mit à réfléchir. Oui. Très difficile. Ou très simple. Trop simple...

........

"Envoie-moi liste des meubles et objets fouillés. STOP. Cherchebien."

........

Cherchebien plaça la liste sur son bureau, à côté de lui. A portée de la main, il étala les photos. Il prit une feuille de papier et un crayon et se mit à noter tous les meubles et tous les objets qui figuraient sur les photos. Quand il eut fini, il compara les deux listes, la sienne et celle de Paul : il biffa un à un les mots qu'il retrouvait sur les deux listes. Au bout d'une heure de travail, Cherchebien poussa un soupir et compara de nouveau les deux documents. tous les mots y étaient barrés, sauf un seul, qui n'aurait pu l'être, car il ne figurait pas sur la liste de Paul. Il n'y en avait qu'un et cela signifiait que là, Paul n'avait pas cherché. Oubli ? Négligence ? Ou bien la cachette paraissait-elle trop simple, trop peu "cachette" ? C'était incroyable, et pourtant ce devait être ainsi. Cherchebien rédigea un nouveau télégramme.

........

"De combien de temps disposa l'homme pour dissimuler le document ? STOP. Cherchebien."

........

"Douze secondes exactement. STOP. Pourquoi ??? STOP. Paul."

........

"Parce que, dans ce cas, il n'a pu choisir qu'une cachette inattendue, qui n'en est pas une. STOP. Je propose que tu cherches dans les pages du livre qui se trouve sur la commode, dans le coin droit, près de l'entrée. STOP. Cherchebien."

........

"Cherchebien ! Tu es formidable ! Comment as-tu pu deviner ? STOP. Le papier était où tu as dit. STOP. Merci ! Paul."

........

"La cachette la meilleure est souvent la plus simple. STOP. Heureux d'avoir pu t'aider. STOP. Te renvoie photos. STOP. Meilleures amitiés. STOP. Cherchebien."


A LUNDI

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étranger

Publié le par HITOYUME

Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic C'était le onzième meutre. Toujours le même lieu, la Rue de Brigode. Toujours la même marque de fabrique pour le meurtre : 

Toutes les victimes avaient le bras droit sectionné, voire même arraché.

Le temps que le commissaire Cherchebien arrive sur les lieux du crime un douzième meurtre venait d'assombrir le ciel du Nord, déjà bien sombre par habitude. 

- Il doit y avoir un rapport entre ces meurtres.

Le commissaire Cherchebien se mit à réfléchir longtemps, puis il s'écria:

- Eurékâ ! Ou j'ai trouvé si vous préférez bandes d'incultes ! dit-il en s'adressant à Jocelyne Jeanpierre son assistante et à Norbert, un de ses amis qui n'avait visiblement rien à faire là.

- Dites nous tout... répondit Jocelyne l'air las.

- Vous avez remarquez, toutes ces femmes étaient de sexe féminin !

- Donc, les femmes de sexe masculin ne risquent rien. C'est un point positif ...

- On avance, Plouplou, on avance. Au fait Jocelyne, ça n'vous dérange pas que j'vous appelle Plouplou ?

- Pas du tout commissaire, mais si vous voulez mon avis ...

Cherchebien coupa Jocelyne Jeanpierre.

- J'm'en fous d'votre avis Jeanpierre, euh ... Plouplou. Pourquoi j'vous appelle Jeanpierre ? J'suis con où quoi ?

- Parceque c'est mon nom de famille. Tout à fait. 

- Certes Plouplou, certes ...

Pendant que Norbert s'en allait, nos deux amis sonnèrent chez un certain Etranger. Il habitait juste en face du lieu perpetuel du crime. Peut-être avait-il vu quelquechose. Qui sait ? 

L'homme qui ouvrit la porte était jeune, une vingtaine d'année environ. C'était un athlète comme on en voit peu. Et beau en plus ! Jocelyne était presque émue d'assister à un tel spectacle dans le cadre de son boulot.

- Vous désirez ? demanda l'homme d'une voix suave qui respirait la spiritualité et la sensualité.

- Et pas qu'u peu mon n'veu ! s'écria Jocelyne. 

Le commissaire regarda Jocelyne l'air circonspect, puis s'adressa à l'homme :

- Monsieur Etranger, je presume ?

- Oui ...

- Je tiens d'abord à vous préciser que ma démarche est dénuée de tout racisme.

- D'accord ...

- Le fait que vous soyez étranger ne change rien pour moi. Je fais juste mon boulot. 

- Enfin, Etranger c'est mon nom et ... 

- Et vous avez bien raison mon cher monsieur ! Mais passons à autre chose. Pouvons nous rentrez quelques instants ? 

Au moment où il posa cette question, le commissaire Cherchebien venait de poser ses fesses dodues sur le canapé. 

- Euh ... oui.

Etranger avit toujours ce sourire aux lèvres en permanence.

- J'aime beaucoup votre style déco. Cette peinture rouge ici et là ... Très moderne ... 

Etranger sortit un bras de son frigo, qu'il se mit à grignoter : 

- Certes, mais que puis-je pour vous ?

- Bien sûr je comprends Monsieur! En fait si nous venons vous embêter à cette heure tardive ...

- Il est 14 heures patron, lui souffla Jocelyne à l'oreille. 

Nouveau regard circonspect de Cherchebien à son assistante. 

- Bref, monsieur Etranger, plusieurs meurtres ont été commis récemment, et tous les corps ont été retrouvés en face de chez vous. On ... Enfin JE me disait que vous aviez peut-être entendu ou vu quelque chose ...

- Vous voulez un morceau ? lui demanda Etranger qui continuait la dégustation du bras pendant les explications de Cherchebien. 

- Je n'mange jamais de jambon pendant l'service. Et notez bien que ce n'est pas une réplique de théatre ! répondit promptement le commissaire. Mais passons ! Alors vous pouvez nous aidez monsieur Etranger ? 

Etranger souriait toujours.

- Ce serait un plaisir. Je suppose donc, que vous êtes de la police ?

- Effectivement ! Et je vois que je ne suis pas le seul habile déducteur dans la salle ! 

Comme à son habitude, Gustave Cherchebien annonçait la couleur dès son arrivée. Comme ça, cash. Direct. Franco. Le ton était donné.

- Peut-être voudriez-vous que je vous laisse seul avec mon assistante? Vous pourrez lui déclarer tout ce que vous avez à lui déclarer. Comme ça, voilà, j'ai fait ma part du boulot, à elle de faire la sienne. 

C'était une procédure habituelle dans le service de Cherchebien. Le commissaire trouvait les témoins. Son assistance prenait les témoignages. Et finalement, il résolvait les affaires. Pas plus compliqué que ça. Comme à l'accoutumée, les trois partis s'entendirent.

- Bon, ben, Monsieur Etranger, excusez-moi de vous avoir dérangé. Puis tournant la tête :

- Et puis Jocelyne, rapport, demain sur mon bureau. 

Ah ! Sacré Gustave, vraiment !

Le lendemain, à dix heures trente-quatre très précise, le commissaire Gustave Cherchebien arriva à son bureau. Gilles Lafarge l'y attendait, le regard sombre. Le premier réflexe du commissaire fut professionnale, un regard sur son bureau. Vide.

- Ah , non ! Elle abuse là, Jocelyne ! Il est où l'rapport. J'me lève tôt exprès, et y'a pas d'rapport !

Visiblement, Cherchebien n'était pas très content. Lafarge, muet jusque là, lui annonça : 

- Tu sais mon vieux Gustave, j'crois qu'j'ai l'explication. Une bien mauvaise nouvelle.

Il reprit son souffle.

- Jeanpierre. Elle a été tuée hier. Rue de Brigode. C'était horrible, elle a eu le bras droit arraché.

L' affaire se compliquait. Cherchebien ne savait pas pourquoi, mais tout le poussait à aller revoir cet homme, Etranger. Il se disait qu'il pourrait lui être utile. Il enfila son perfecto clouté, un vrai perfecto de dur, et il lança :

- Je vais à l'aventure pour découvrir le St-Graal. Le St-Graal de la vérité !

Ah, sacré commissaire. 

Gustave Cherchebien était impatient. Il se disait à lui même "C'est quand même une chance d'avoir l'instinct du flic, comme ça pas la peine de réfléchir, je m'retrouve toujours là où il faut !"

Et c'était vrai. Jamais le commissaire n'avait eu à réfléchir depuis le début de sa carrière ce qui ne l'avait pas empêché d'avoir une belle réputation au sein de son service. Le temps de penser à ses exploits passés, Cherchebien venait d'arriver en face de la maison d'Etranger. Il sonna. Etranger ouvrit la porte, toujours beau et musclé. Gustave attaqua :

- Bonjour Monsieur Etranger, je tiens d'abord à vous préciser que démarche et dénuée de tout racisme et ...

- Oui, je sais. 

- Je fais juste mon boulot ...

- Oui, oui et donc ?

- Pourrais-je vous poser quelques questions ?

- Euh ... oui ...

Le commissaire, comme à son habitude avaient déjà posé, ses fesses sur le canapé au moment de sa fatidique question.

- Au fait belle déco, cette peinture rouge ...

- Oui, oui très moderne, je sais. 

Cherchebien avait de plus en plus l'impression qu'Etranger pourrait lui apporter une aide dans cette étrange affaire. 

- Je pense que ... 

Le commissaire, s'arrêta net, le visage fixe. Etranger aussi, était à l'arrêt. Il humectait ses lèvres délicatement et sensuellement en fixant le bras droit de Cherchebien. Il venait de voir une femme nue, immaculée de rouge, allongée sur le fauteuil à sa droite. il reprit à voix basse.

- Excusez-moi, j'n'avais pas que votre dame dormait. Ou votre compagne de lit, cela n'a point d'importance pour moi !

Cherchebien était un peu gêné de son intrusion un peu trop intempestive.

- Nous pourrions peut-être aller à côté ? suggéra-t-il.

Etranger était un homme qui éveilleait le mystère. Pourquoi gardait-il eternellement ce sourire étrange ?

Les deux hommes se rendirent dans la kitchenette. A peine, entré Cherchebien aperçu le second frigo d'Etranger. Il se jeta alors dessus pour y frotter virilement sa luxuriante masse d'armes.il gémissait de plaisir "Mon precieux !". Puis Il l'ouvrit :

- Est-ce que ...?

Il s'arrêta net. Il y'avait à l'interieur une série de bras droits.

- Non, finalement, si vous n'avez que du jambon. Et il referma la porte.

- En fait, si je suis venu vous voir c'est pour vous demander votre aide. Au sujet de l'affaire qui me pose problème. Vous savez cette série de meurtres ? 

Etranger, toujours ce sourire étrange, semblait se réjouir à l'idée de pouvoir mettre son grain de sel dans l'histoire. //

- Eh, bien monsieur Etranger, je suppose que vous vous souvenez de Jocelyne ... 

Cherchebien n'eut pas à attendre bien longtemps la réponse de son interlocuteur qui fusa tel un bouchon de champagne au nouvel an :

- Jocelyne ! Mais bien sûr que je me rappelle de Jocelyne ! Sa peau ! Son bras ! Ah ... Mais pourquoi me demandez vous ça, Commissaire ? 

Etranger insista lourdement sur "Commissaire", mais cette réponse ne l'étonnait pas. Les témoins n'oubliaient jamais Jocelyne. 

- A la bonne heure ! Mais vous allez rire, cette brave Jocelyne a été tuée ! Mais bon, eh, eh, ça ne lui serait pas arrivée si elle avait fait son rapport. Dommage qu'elle soit morte, ça lui aurait servit de leçon ! Ah ! ah ! ah ! Cherchebien éclata de rire.

- Eh, eh ,eh ! Etranger, lui, il ricanait. C'est une bien triste nouvelle Commissaire, mais je vois que votre peine ne vous fait pas perdre votre sens de l'humour !

- En effet ! Mais vous savez, rire, ça garde en vie plus longtemps. eh, eh. C'est Jocelyne qui aurait du rire plus souvent !

L'inspecteur éclata à nouveau de rire.

- Eh, eh, eh !

Sacré Cherchebien !

Mais que puis-je pour vous ?

Cherchebien reprit alors son sérieux.

- Oui, certes, vous vous doutez que je ne suis pas venu pour vous faire rire, même si j'en ai le talent. Ce qui m'amène ici, c'est ce sentiment que vous pourriez m'aider. Mon maître spirituel, voyez-vous c'est l'inspecteur Columbo ...

- Le lieutenant Columbo, vous voulez dire ?

- Euh... peut-être, peu importe, c'est la même chose. Mais bref, passons. Lui, tout comme moi, avait un instinct policier étonnemment précis. Mais moi, à sa différence, je suis dôté d'un esprit logique à toute épreuve qui me permet de trouver la solution à toutes les enquêtes ! 

Cherchebien le sentait, il était de plus en plus proche de l'indice final. La solution fatale. La découverte géniale. 

- Peut-être que je peux vous aider, Commissaire. Certainement même. mais j'espère que vous êtes prêts à entendre des choses peu communes !

Bien sûr Cherchebien était prêt à tout entendre. Il n'aurait pas était contre une petite histoire coquine au milieu de tout ça, pour pimenter sa journée. Mais bon, Cherchebien est avant tout un grand professionnel...

Etranger ferma alors, à clé, la porte de sa cuisine :

- Vous comprenez que je ferme ... naturellement ceci est trop important !

- Naturellement ! Cherchebien acquieça. Il ne voulait certainement pas froisser celui par qui la vérité allait peut-être arriver. "Je dirais même, c'est naturellement naturel !"

- Bien. Toute cette histoire a commencé, il y'a bien longtemps. Du temps où j'étais un gosse. Un pauvre enfant pur. 

Cherchebien écoutait avec attention cet homme qui parlait toujours avec cette sensualité quasiment divine. Il été presque envoûté. Voire même, complètement envoûté. Etranger se rapprocher lentement du Commissaire.

- Je dirais l'origine remonte à ...

Etranger se jeta alors sur Cherchebien, il le mis face contre sol et lui attacha les mains.

- Je suis ton objet ! Je suis à toi ! lui glissa Cherchebien d'un ton langoureux.

Cette remarque eut le don de surprendre Etranger. Tout à coup on entendit un bruit énorme. Puis celui de quelqu'un qui frappait violemment sur la porte qui finit par céder. C'était Gilles Lafarge, il pointa son arme sur Etranger.

- Halte-là comme dirait Tintin ! 

Trop tard. Il venait de sauter par la fenêtre.

- Je l'savais depuis le début ! Ordure !

Le commissaire Cherchebien s'adressait à Lafarge, en le mettant à terre de façon efficace. 

- Qui était sur tous les lieux de crimes à par moi ? Gilles ! Qui m'a appris la mort de Jocelyne ? Gilles ! Qui pousse au suicide mon seul indice ? Gilles ! Ah , ah ! Beaucoup de hasards n'est-ce pas ? 

Gilles Lafarge aurait bien aimé lui dire, qu'Etranger avait sauté du rez-de-chaussé, ce qui lui laissait des chances de survie relativement importante, mais bizarrement il se retint. 

Le soir, Cherchebien quitta son bureau pensif.

"Vraiment, quel monde étrange ! Je travaillais avec lui depuis des années, sans l'avoir jamais soupçonné. Vraiment !"

Cherchebien, comme tous les soirs rentra chez lui avec ce sentiment du devoir accompli. Alors il prendra un "scotch on the rock" pour se détendre, mangera du jambon, puis s'endormira, devant la télé sans doute, et repartira, tel le héros qu'il est, vers de nouvelles aventures !

 

Gustave CHERCHEBIEN Image and video hosting by TinyPic

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