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esprit du judo

moi... Jigoro KANO (261)

Publié le par HITOYUME

moi... Jigoro KANO

261

 

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 6ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.

KODOKAN SHITENNO : les quatre rois célestes du Kodokan (8)

L'APPORT DES SHITENNO

Par leur génie (SAIGO), leur espri de combat (YOKOYAMA), leur travail (YAMASHITA), leur abnégation (TOMITA), les Shitenno ont, d'un point de vue historique et technique, directement contribué au Kodokan judo de deux façons. L'une est d'avoir, en répondant aux défis formels ou informels des écoles de jujutsu, par une démonstration de l'efficacité de la méthode, fait taire en à peine six ans (1888) toute contestation, toute velléité d'opposition, laissant ensuite place à Kano de développer en toute liberté et légitimité son discours révolutionnaire (le passage de jutsu à do) dès 1889. L'autre est d'avoir, pendant ce temps, ainsi que l'hommage à SAIGO par Kano le rappelle, permis la construction même de l'éventail technique du judo comme de sa taxonomie. Mais, loin d'être simplement passifs au service d'un Kano, ils se sont montrés partenaires du projet, de par leur engagement comme professeurs ou représentants de la méthode dans les défis, mais aussi, plus fondamentalement, dans l'élaboration de celle-ci ainsi que le note le Kodokan dans Jigoro Kano :
"L'apport de ses disciples sur Kano fut également grand. Les ashi waza du Kodokan étaient craints des autres écoles et Kano en parlait ainsi : "Lors de la création du judo, il n'y avait pas encore de noms bien définis tels que de ashi barai, sasae tsuri komi ashi ou harai tsuri komi ashi et, en conséquence, pas de manière bien définie de les porter. Selon la situation, on balayait avec le pied, ou bien on accrochait avec le pied puis, en tirant le haut du corps, on renversait le partenaire. Et ce sont TOMITA, YOKOYAMA, YAMASHITA et SAIGO, notamment, qui ont progressivement construit ces techniques".

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projet de performance (16)

Publié le par HITOYUME

Voici une chronique de Patrick Roux. 7ème dan. Actuel entraîneur de l'équipe nationale russe.

PROJET DE PERFORMANCE (16)

LE CERVEAU, GARE DE TRIAGE

Selon mon expérience, pour améliorer cette dimension cachée de la capacité décisionnelle, c'est le contrôle émotionnel et mental d'une part, la capacité de traitement de l'information d'autre part, qui sont les dimensions vraiment déterminantes. Voilà ce qu'il faut entraîner.
A haut niveau, il arrive parfois qu'une blessure vous éloigne de façon temporaire du tatami. L'athlète sérieux poursuit son entraînement en faisant, entre autres choses, de la préparation physique. Pourtant, quelle que soit la qualité du travail effectué, la reprise du judo provoquera toujours la même sensation d'inconfort, de maladresse, de manque de rythme et de dynamisme, d'incapacité à se relâcher, de difficulté cardio-respiratoire, de fatigue musculaire... Une bonne occasion de comprendre que la préparation physique ne compense jamais vraiment l'exercice spécifique du combat. Pourquoi ?
Le maintien, l'ajustement de l'équilibre, de la verticalité est la conséquence de tout un système très complexe de prise d'informations visuelles, vestibulaires et kinesthésiques. Notre cerveau trie parmi des milliers de signaux qui lui parviennent chaque seconde, envoyés par une multitude de capteurs situés dans les muscles, les tendons, la peau. L'ensemble des informations est intégré et traité au niveau des structures sous-corticales (cerveau archaïque) de manière inconsciente.

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