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c'est comme j'vous l'dis

pourquoi la croissance

Publié le par HITOYUME

C'EST COMME J'VOUS L'DIS

Si nous détruisons la planète, c'est parce que nous sommes une société de croissance. Mais, au fait, pourquoi ?
Car, si on nous rabat les oreilles sur la nécessité d'une croissance afin d'éviter le spectre de la récession, personne ne nous explique jamais les raisons de cette fausse évidence : il nous faut croître ou mourir.
Il semble que la croissance soit la conjugaison de plusieurs causes. La première est la concurrence. C'est parce que les arbres d'une forêt sont en compétition pour la recherche de la lumière qu'ils poussent tous aussi hauts. Ils collaboreraient, ils pourraient se permettre de pousser moins. On voit tout de suite le gaspillage que génère la rivalité. La deuxième cause est la course militaire. Impossible d'arrêter le développement de la science sous peine que le voisin nous domine avec des armes plus sophistiquées que les nôtres. La course au savoir est une course à la survie. Et le savoir entraînant des possibilités nouvelles, il permet aussi d'être plus compétitif économiquement. Science, technique et commerce sont les trois mamelles d'une même fuite en avant. Mais il y a plus. Les dirigeants ont inventé l'argent payant. Autrefois, nous imprimions nos billets. Aujourd'hui, cette frappe de la monnaie est limitée par de nouvelles règles. L'essentiel de l'argent est emprunté à des banques. Ce procédé est justifié pour lutter contre l'inflation. En vérité, c'est pour donner du pouvoir aux banques. En conséquence, il faut rembourser l'argent avec des intérêts. Comme on rembourse plus qu'on a emprunté, il faut croître sous peine d'effondrement économique. Et comme pour croître, il faut s'endetter, donc rembourser de nouveaux intérêts, le cercle vicieux de la croissance est lancé. Sauf que ce jeu de chiffres a son pendant dans la réalité. La croissance économique se fonde sur la croissance de la fabrication des objets, de l'extraction des ressources, de la production de déchets, de la pollution. La logique abstraite qui enrichit les banques exige une dévoration concrète de la planète. Pour sauver notre globe, il faut donc briser le système économique qui impose un fonctionnement toujours croissant. Faire de l'écologie sans remettre en question le capitalisme, c'est nettoyer la machine à produire pour qu'elle perdure plus longtemps et salisse au final encore plus.
Comme nous avons dépassé les limites de la planète, il faut décroître pour, une fois atteint un niveau d'empreinte écologique raisonnable, trouver un fonctionnement basé sur l'équilibre. Equilibre ? Alors cessons de voter pour des déséquilibrés.

A  LUNDI

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po-si-tif

Publié le par HITOYUME

C'EST COMME J'VOUS L'DIS

Positif !
Et pourquoi je ne le serais pas ? non !?
A part que le nombre de réfugiés climatiques grossit chaque seconde (30 millions par an grosso modo), la pollution et l'épuisement des ressources naturelles sont inéluctables (du plus profond des océans au plus haut dans l'atmosphère terrestre), les espèces animales disparaissent directement ou indirectement à cause de l'homme (rayez "ou indirectement", en fait), le climat est tellement détraqué qu'on essaie de le frelater un peu plus pour des besoins de productions, les sommets sur l'environnement sont des gargarismes pour les pouvoirs en place, les personnes stériles et tumeurs cancéreuses se multiplient, je pourrais continuer longtemps comme ça. Ah oui, j'allais oublier, juste un petit détail : on cague dans de l'eau potable. C'est vrai qu'il y en a trop.
Ok, bon, j'admets... Il faut aussi se méfier de la bectance (moi, je mange du poulet transgénique élevé en plein air à côté d'une centrale nucléaire), de l'air qu'on respire (les voitures s'arrêtent de tourner mais pas les usines... Non, vraiment, j'ai pas compris), de la recherche scientifique (dirigée très majoritairement par des intérêts privés, financiers) et donc de la technologie (les nanos sont en plein "boum !"), des grands médias (qui ont joué, jouent et joueront leur rôle dans la destruction planétaire jusqu'au bout, tels l'orchestre du Titanic) et puis faut faire gaffe à nos habits, nos énergies, notre boulot, les catastrophes naturelles, et même les gens en général. De tout ce qui nous entoure, en gros... Je te dis pas l'ambiance.
Et puis c'est vrai qu'au final, nous sommes plutôt vulnérables... Chaque jour, nous sommes le terrain de consentement de guerres, d'esclavage, de destructions et autres saloperies macabrement rentables. Et quand je dis "nous", c'est la planète et nous, bien sûr.
Alors d'où vient mon positivisme acéré ? (sur un air de publicité de dentifrice) "c'est que j'ai foi en l'espèce humaine (dont tu fais sûrement toi même partie, lecteur intrépide). Je sais aussi que la solidarité naît de la douleur commune et que la rage a souvent pris racine dans la tristesse".
Donc, au vu du constat (voir ci-dessus), si je rajoute une pointe de stress, quelques sévères remises en cause et une flopée de lueurs d'espoir à tout ça... Je pense que le cocktail peut faire effet assez rapidement...
Dans tous les sens du terme.
Alors, heureux ?

A  LUNDI

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