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texte de vieux bouc

27 Juin 2017 , Rédigé par HITOYUME Publié dans #texte de vieux bouc

C’est juvénile,

c’est une histoire

Juve et Nil

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moi... Jigoro Kano (138)

27 Juin 2017 , Rédigé par HITOYUME Publié dans #esprit du judo

REMARQUE : ce récit est tiré d'une thèse sur Jigoro KANO d'Yves CADOT, 43 ans, 5ème dan de judo, docteur de l'Université de Paris. Maître de conférence à l'Université de Toulouse.


BUTOKUKAI - KODOKAN


Kano offre, avec la Butokukai, une leçon de judo : plutôt que de lutter contre, il a habilement utilisé, et même noyauté, la section jujutsu pour y substituer sa méthode.
certes, il a accepté, pour les kata, quelques modifications mais cela a permis leur diffusion et les pratiquants de la Butokukai ont, dans les faits, aussi repris les autres kata du Kodokan. En outre, Kano savait que la faiblesse de sa méthode résidait dans le katame no kata : au sortir de la session de travail de 1906, il repart avec un kata plus complet, ayant bénéficié des conseils d'experts en la matière qui, lors de la première compétion organisée par la Butokukai en 1895, avaient donné fort à faire aux représentants du Kodokan en ne waza, et qu'il a sans nul doute convoqué à dessein dans cette commission.
Si, dès 1900, les règles de compétition de "jujutsu" sont communes entre le Kodokan et la Butokukai (les modifications postérieures le seront aussi), ce qui assurera une diffusion uniforme de cet exercice, la principale querelle qui opposera les deux institutions concerne le grade. En 1902 est adoptée par la Butokukai la distinction pour les professeurs entre hanshi (le plus élevé) et kyoshi, puis, en 1934, viendra s'ajouter renshi.
Mais, parallèlement, la Butokukai adopte le système kyu/dan de Kano, y compris pour le sabre. Au départ, cela était utilisé uniquement en interne pour les élèvres du Centre de formation, puis de Busen, comme condition de diplôme.
Pourtant, au début des années 1910, les adhésions à la Butokukai (et donc ses finances) baissent et elle a l'idée, à partir de 1914, de proposer des passages de dan à tous ses adhérents. L'examen comme le diplôme étant payants, cela va représenter un apport non négligeable et même, en 1942, 25,2% de son budget.
Kano va tenter de l'en empêcher mais rien n'y fera et, jusqu'en 1946, il y aura donc, en judo, des dan Kodokan et des dan Butokukai. Ce qui ennuie Kano, c'est que les gens se sont mis à respecter les dan tandis que ce système était propre au Kodokan.
Il argue que c'est grâce à la vigilance quant aux critères d'attribution que cela a été possible, et que c'est de cette renommée que la Butokukai cherche à profiter indûment. Les conditions d'attribution n'étant pas les mêmes, Kano craint que cela ne mène à terme à la dévalorisation générale du dan, ainsi qu'à créer une distinction entre les pratiquants Kodokan et Butokukai.
Et l'on sent bien, alors que Kano le dit et le répète, que si tout le monde pratique un même judo, un fossé existe :
"Je ne vois aucune nécessité de distinguer ceux qui ont pratiqué dans des dojo du Kodokan et ceux qui ont pratiqué dans des dojo de la Butokukai. En outre, en même temps que je souhaite que les premiers ne traitent pas en étrangers les seconds, je voudrais que ces derniers souscrivent à ce que n'existe aucune distinction".
En effet, il y a déjà une différence de public. Si les deux institutions sont ouvertes, dans les faits, la Butokukai n'accueille pratiquement que des policiers qui ont obligation de pratique et se sentent peu concernés par les théories d'un Kano. Mais il est une chose plus fondamentale : la rupture conceptuelle.


A SUIVRE

DES OEUFS DE DRAGON


Elle voulait se débarrasser de lui, il était trop gentil, trop prévenant, trop terre-à-terre, trop obéissant, trop maladroit et incapable de l'aider pour la moindre tâche ménagère. Un jour, elle acheta des oeufs, des oeufs de dragon et lui dit, excédée :
- Va te faire cuire un oeuf !
Heureusement, elle avait une assurance-incendie.

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