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texte de vieux bouc

Publié le par HITOYUME

Nous nous sommes accrochés,

dégâts matériels, 

j’ai du m’accrocher après le choc, 

depuis,  avec lui, 

je ne m’accroche plus du tout, 

faudra qu’il s’accroche

pour avoir de mes nouvelles .

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hécatombe

Publié le par HITOYUME

les enquêtes de

Gustave CHERCHEBIEN

 

En se rendant au bureau de son supérieur le commissaire Gustave Cherchebien, l'inspecteur Chauchard croisa son collègue Guérébian.
- Tu vas chez le vieux  lui glissa rapidement ce dernier. J'ai entendu dire qu'ils allaient te mettre sur un gros coup. Z'ont trouvé un cadavre à moitié décomposé ce matin à Bagnolet.
Chauchard acquiesca d'un "hon hon" et continua son chemin, le commissaire n'aimait pas qu'on soit en retard.
- Ah, c'est vous ! lui dit-il à peine eut-il franchi la porte du bureau. Asseyez-vous Chauchard. Vous foncez à Bagnolet. On a trouvé un corps ce matin, bien possible que ce soit un meurtre. Les gars du commissariat de Bagnolet sont déjà sur place, pas beau à voir paraît-il. Le type était enterré sous deux mètres de terre; il a été découvert par hasard. Bon tâchez de faire vite et d'être efficace.
- Vous ne m'avez pas donné monsieur le commissaire.
- Ah oui ! C'est au cimetière de Bagnolet.
A l'entrée du cimetière, le gardien lui indiqua l'emplacement, l'allée n° 3, mais sans chercher, Chauchard repéra tout de suite la tache noire des uniformes des policiers.
- Inspecteur Chauchard, se présenta-t-il lorsqu'il fut arrivé sur le groupe.
- Nous vous attendions, dit le brigadier en lui serrant la main. Voilà, c'est ici.
Une excavation de deux mètres sur un, avait été dégagée, au fond de laquelle le cadavre, enserré dans un coffre sombre, exhalait une odeur pestilentielle.
- Ils l'ont trouvé comme ça ? demanda Chauchard en pressant son mouchoir sur ses narines.
- Oui. Celui qui l'a enterré a pris soin de l'enfermer dans cette sorte de coffrage en bois. Le couvercle était juste cloué.
- Un consciencieux, dit l'inspecteur. C'est pas toujours qu'on nous les livre emballés.
Le brigadier ne sourit pas et l'inspecteur sauta dans la fosse. L'homme semblait avoir la quarantaine, il était vêtu d'un costume de flanelle grise. Sa tête reposait sur un petit coussin de satin.
- Quelle prévenance ! ironisa derechef l'inspecteur en désignant le coussin. Comment l'a-t-on découvert ?
- C'est le gardien du cimetière, inspecteur. En creusant.<br>
- Et pourquoi creusait-il ?
- Noius ne lui avons pas demandé, inspecteur.
Il remonta de la fosse.
- Vous avez découvert d'autres choses, demanda-t-il encore. Que dit le médecin ?
- Il n'a pas pu déterminer la cause de la mort. Il dit qu'il faudra attendre l'autopsie. Mais il y a là quelque chose qui pourra peut-être vous intéresser, inspecteur. Possible que ça n'ait pas de rapport, mais enfin...
Il amena l'inspecteur à l'autre extrémité de la fosse et désigna une large pierre rectangulaire.
- Voilà. C'était là quand nous sommes arrivés.
Une inscription gravée au centre, Chauchard la déchiffra :
Antoine Bonnet 1931 - 1978.
- Curieux effectivement... dit-il. Pensez-vous qu'il y ait un rapport avec notre quidam ?
Le brigadier écarta les bras.
- En tout cas, il faudra trouver quel est ce Bonnet et pourquoi son nom se trouve ici.
Chauchard réfléchissait intensément.
- Il se pourrait même bienqu'Antoine Bonnet et le cadavre ne soient qu'une seule et même personne... Votre découverte est un indice précieux, brigadier.
La semaine qui suivit amena de nombreux éléments nouveaux. Toiut d'abord le rapport d'autopsie révéla que l'homme était mort d'un can,cer et l'enquête administrative prouva que l'inconnu était effectivement Antoine Bonnet.
- Nous avons affaire à un meurtre d'un genre particulier, dit l'inspecteur lorsqu'il présenta son rapport à son supérieur. Tout ,d'abord l'arme du crime est inédite puisqu'il s'agit de cellules anormales qui prolifèrent et ensuite l'assassin a écrit le nom de sa victime au-dessus de l'endroit où elle était ensevelie.
- Dans quel but, selon vous ?
- Vous savez mieux que moi, commissaire que les assassins reviennent toujours sur les lieux où reposent leurs victimes. Celui-là aura écrit son nom pour se rappeler l'endroit exact. C'est pas toujours facile, surtout dans un cimetière.
Le commissaire allait répondre lorsque la porte s'ouvrit à toute volée. C'était l'inspecteur Guérébian.
- Commisszaire ! cria-t-il dans un état de surexcitation avancé, c'est incroyable !...
- Qu'y a-t-il mon vieux ? Calmez-vous.
- Les fouilles qu'avait demandées Chauchard autour de la fosse du cimetière de Bagnolet ! On a les résultats ! Ils ont découvert un véritable charnier à quelques mètres du premier trou. une famille entière ! La grand-mère, le grand-père, le père, la mère !
- Explique-toi, dit Chauchard.
- Ouais, sous une porte de petit bâtiment, reprit Guérébian en récupérant sa respiration, dans les fondations pour être exact.
- Retournez-y, ordonna le commissaire à Chauchard. Ca devient sérieux cette histoire.
L'endroit avait bien été aménagé. sous cette petite guérite de pierre scuptée, était dissimulée une salle dans laquelle les corps avaient été disposés, dans des coffres à l'instar du premier cadavre. La relation entre les deux meurtres sauta aux yeux de l'inspecteur Chauchard, lorsqu'il découvrit presque par hasard une inscription gravée au-dessus de la porte de la sinistre bâtisse : famille Doussidot. L'identité des victimes n'était pas à rechercher plus loin. Et c'est en cherchant quel pouvait bien être le mobile de tels crimes, que l'inspecteur Chauchard, arpentant pour réfléchir, les allées du cimetière, constata un infime détail qui aurait pu échapper à un oeil non-averti : il y avait beaucoup de constructions semblables à celle sous laquelle on avait découvert la tuerie et, chose beaucoup plus étrange, des noms étaient inscrits sous les linteaux avec une anormale fréquence. Stupéfié par sa découverte, l'inspecteur se mit à réfléchir tout haut :
- Comme par hasard, nous avons trouvé au-dessus de l'endroit où étaient enterrées les victimes, leur identité gravée dans la pierre. On pourrait en déduire que pour tout cadavre que nous découvrons ici, son nom est systématiquement écrit à cet emplacement... Mais imaginons un instant la réciproque... Ca signifierait que sous tous les noms gravés que je viens de découvrir, il y aurait... Non ! Ca n'est pas possible, mon dieu ! Brigadier !
- Oui inspecteur ?
- Amenez vous terrassiers ! Creusez là. Et là, et là, et ici, et encore ici.
On dsécouvrit les résultats d'un effroyable carnage. Deux jours plus tard, mille cinq cent soixante sept corps avaient été mis à jour dans des états de décompositionplus ou mpoins avancée, et les recherches n'étaient pas finies; dans le bureau du commissaire Cherchebien, l'heure était à la fièvre. L'importance de l'affaire les avait dépassées, mais ils n'en avaient pas été déssaisis par le minitère, en raison des résultats qu'ils avaient jusqu'à présent obtenus.
- C'est incroyable, répétait le commissaire. qui a pu commettre un tel massacre ? Qui sont les coupables ?
- A mon avis, dit Chauchard, les coupables sont très nombreux, car les méthodes sont extrêmement différentes. D'après les autopsies, elles vont du simple accident de voiture, à la mort par vieillesse anticipée. Une seule intelligence n'aurait pas pu trouver des moyens aussi sophistiqués. La question n'est pas de savoir qui sont les coupables mais comment les appréhender.
Soudain le commissaire sursauta.
- Chauchard ! Ne m'avez-vous pas dit il y a quelques temps que, si les assassins inscrivaient le nom de leur victime, c'était pour la retrouver plus facilement lorsqu'ils ne pourraient plus ,résister au désir de revenir sur les lieux de leur forfait ?
- J'ai compris commissaire !
Le dispositif policier qui fut mis en place autour du ciletière de Bagnolet à partir du dimanche suivant était aussi énorme que discret. Trois mille suspects ou coupables avérés furent interpellés en trois jours. Les assassinsse trahissaient avec une invraisemblable inconscience car la plupart portaient des fleurs parfois même des couronnes. Au rythme infernal des interrogatoires, les aveux se succédaient avec une consternante rapidité. Mais ce qui était plus effrayant encore, c'était la mesquinerie, la petitesse des mobiles du meurtre : des jalousies, des querelles de ménage, des histoires de famille, des envies de voisins, parfois même des haines simplement inexplicables. Souvent, les coupables étaient morts eux-mêmes car leur crime avait été commis il y a longtemps mais l'inspecteur Chauchard posa alors une stupéfiante question : "Qui a tué les coupables ?". L'affaire, aussi gigantesque soit-elle, n'en était qu'à ses débuts.
Mais déjà, on voulut remercier celui par qui l'affaire avait commencé, et la Légion d'Honneur fut attribuée au gardien du cimetière de Bagnolet. Pendant le coctail, à la fin de la cérémonie, l'inspecteur Chauchard discutait avec le nouveau décoré. Au cours de la conversation, il lui demanda :
- A propos, j'avais oublié de vous demander, pourquoi creusiez-vous, le jour où vous avez découvert le premier corps ?
- Ben je creusais une tombe, pardi, répondit le gardien.
- Une quoi ?

A  LUNDI

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