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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 17:09

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Il a toujours été

en avance sur son temps;

c'est le genre de type

qui en avril

fait ce qu'il lui plaît.

Published by HITOYUME - dans texte de vieux bouc
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 17:04

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Savez-vous pourquoi les « sempai », les « majors » (comme dans sergent major) ou encore les plus « avancés » si vous préférez ce mot flatteur, ont la responsabilité de faire respecter les « règles du dojo » … et même la police dans le dojo ? Former un vrai « guerrier » est beaucoup plus délicat que vous ne pouvez le penser. Il est plus facile d’endormir le guerrier qui sommeille en chacun de nous … que de l’éveiller. Vu que l’instinct du combat guerrier et celui de la nage sont tous deux en sommeil chez l’homme, afin de mieux vous faire comprendre comment éveiller le premier … prenons l’exemple du second.
Tous les animaux nagent d’instinct … sauf l’homme ou l’homme adulte … car le bébé nage, puis il met cet instinct de survie en sommeil si les parents ne font rien.
Jusqu’à un certain âge, il est facile d’éveiller cet instinct en quelque minutes seulement : il suffit de lui prouver par l’exemple que l’on surnage si l’on s’abandonne sans paniquer à la poussée de l’eau, et qu’il est facile de rejoindre le bord de la piscine si l’on « pédale » des pieds et des mains comme un chien.
Or, dans le même cas, que fera un maître nageur ? Il mettra une ceinture ou une bouée à son client et il lui enseignera les « mouvements » de la brasse … qui est voyez comme le hasard fait bien les choses, la moins naturelle des nages. Une vingtaine de « leçons » (le but recherché ?) seront nécessaires pour que son client ne coule pas. Et une bonne année, parfois plus, avant d’éliminer son stress. J’exagère à peine. Ensuite, ce client, aura à être « initié » aux quatre styles classiques et il nagera « définitivement » … à la condition de s’être entraîné suffisamment longtemps pour dépasser « le point de non retour » ; point après lequel il nagera d’instinct s’il tombe à l’eau … même s’il n’a pas nagé depuis 20 ou 4à ans. Certes, il ne nagera pas comme Tarzan-Weissmuller poursuivi par un crocodile … mais in nagera.
Or, il en est strictement de même pour l’art martial. Mais, tout comme il est déraisonnable d’espérer dépasser 3le point de non retour en natation » si nous ne nous entraînons que … sur un tabouret au bord de la piscine, un élève budoka ne dépassera « le point de non retour en combat » que s’il combat suffisamment longtemps et en donnant la sensation à son cerveau reptilien qu’il est réellement en danger. Un contact humain, peau à peau et les yeux dans les yeux est donc indispensable.
Et c’est là où diffère l’enseignement « horizontal » classique en Occident, et où tout repose sur le sensei, de l’enseignement « pyramidal », celui traditionnel en Asie, où tout repose sur les disciples sous le contrôle vigilant du sensei.
Un ouvrage de Donn Draeger, « classical budo », reproduit notamment des estampes (datant des années 1700 et 1800) de dojo de samurai en pleine activité. Toutes ces estampes montrent le sensei et ses assistants, assis à la place d’honneur (shomen) en posture formelle (zarei sur les talons) ou non formelle (agura en tailleur), observant attentivement comment les élèves « avancés » transmettent les disciplines de leur Ryu au travers d’assauts manifestement « très » martiaux.
Le nom dojo a une origine bouddhiste et date de 552. Avec l’adoption du zen par les samurai, il fut également le lieu (jo) où le guerrier recherchait la voie (do) en combattant. Jusqu’au années 1870, puisqu’il était proscrit d’y parler, aucun « cours » n’y était donné. L’enseignement s’effectuait uniquement au cours de combats très « musclés ». Ce qui n’excluait pas des enseignements hors du dojo.
C’est ainsi qu’en un ou deux ans seulement, un samurai pouvait devenir efficace dans une dizaine de disciplines guerrières (les kakuto bugei) alors que dans l’enseignement « horizontal » il nous faut deux ou trois fois plus de temps pour une seule discipline.
Les noms « sempai » (senior, ancien) et « kohai » (junior, apprenti), ainsi que le salut « osu », sont d’origine universitaire. Le système des « kyu » et des « dan » date de 1885. Ce dernier est d’inspiration militaire … française (mais oui, l’Empereur Mutsuhito demanda à Napoléon III d’organiser son armée). C’est pour cette raison que les 6-5-4-3-2-1 « kyu » (+classe) vont en décroissant, comme les soldats de 2ème classe sont inférieurs à ceux de 1ère classe ; et que les « dan » (+degrés) vont en croissant, du 1er au 10ème dan, à l’instar de la hiérarchie militaire. Vu que cette dernière est mal connue, je vous la donne … pour comparaison avec la hiérarchie budo. Hommes de troupe : soldat et soldat 1ère classe. Sous officier : caporal, caporal chef, sergent, sergent chef, adjudant, adjudant chef. Officier : aspirant, sous lieutenant, lieutenant, capitaine, commandant, lieutenant colonel, colonel, général de brigade (**), général de division (***), général de corps d’armée (****), général (*****) … et (je plaisante à moitié) maréchal, empereur, dictateur …
Le système des « titres honorables » (dai shihan, shihan, hanshi, kyoshi, renshi) est antérieur à l’ère Meiji (1868 à 1912).
Dans un « vrai » dojo (de même dans une salle d’armes en Europe) l’enseignement est toujours « pyramidal » (vertical). Le rôle du sensei est de transmettre son art à ses élèves les plus doués, et c’est à ces derniers d’initier les élèves « avancés » qui doivent transmettre cet art aux élèves « moyens », qui, à leur tour, doivent initier les débutants. Pour dépasser « le point de non retour en combat », il est essentiel de combattre le plus grand nombre d’adversaires possible, de toutes corpulences (taille, poids), de tous tempéraments (agressifs ou défensifs), ayant leurs techniques favorites.
En outre, seule la transmission « pyramidale » permet de doser « le réalisme » des assauts en fonction du niveau du pratiquant, de sa condition physique, de son âge et de ses perturbation psychiques éventuelles.
On peut parfaitement comprendre que certains « budoka » ne soient pas « chauds » pour faire des assauts « virils » avec des supérieurs (qui vous remettent à votre juste place), ou avec des inférieurs (« dangereux » parce que moins conditionnés et imprévisibles). Mais il doit être bien clair qu’espérer progresser en art martial en ne combattant pas (ou peu) est aussi déraisonnable que d’espérer apprendre à nager en ne s’entraînant que sur un tabouret au bord de la piscine, parce que l’eau est froide et l’on n’est pas « chaud » pour « se mouiller ».
Délivrer dans ces conditions un diplôme de ceinture noire à un budoka n’ayant pas dépassé « le point de non retour en combat » est une désinformation aussi dangereuse que de délivrer « un brevet de natation » à un homme ne sachant pas nager.
Quand est-on un kohai ? Est un « kohai », celui qui a débuté l’art martial après le « sempai », ne serait ce que de quelques heures ou de quelques jours. Cette tradition « pyramidale » est destinée à rappeler aux pratiquants que sans les sempai qui les ont précédés, l’art martial aurait disparu et qu’en conséquence ils doivent sans cesse montrer de la reconnaissance envers les « anciens » (doctrine du Confucianisme). Il faut avoir un esprit bien étroit pour penser « Je n’ai pas payé une cotisation pour perdre mon temps à aider les juniors et les débutants ». Dans votre intérêt et dans l’intérêt de votre dojo, il est important que vous compreniez les bénéfices que vous retirerez en combattant avec tous les membres de votre dojo et lorsque vous rappellerez à l’ordre « énergiquement » ceux qui ne respectent pas les règles du dojo (dojo kun). Au Japon, attendu qu’un sensei se comporte en père de famille avec ses disciples, il devient automatiquement suspect lorsqu’il est dans l’obligation de « donner des cours collectifs » comme cela se fait de nos jours dans la plupart des « clubs » Occidentaux. La question se pose d’office : est-il incapable de faire autre chose qu’être un « instructeur » martial ? Est-il incapable de former des sempai et de les contrôler ? A-t-il peur de combattre avec eux ? A-t-il peur de les voir ouvrir leur propre dojo ?
L’enseignement collectif « horizontal » a été mis au point (après 1946) et s’est imposé pour les entraînements de masse. Cependant, il est évident qu’il ne vaudra jamais un enseignement « en cascade », véritables « cours particuliers » d’adeptes avancés à adeptes de niveau inférieur.
Dans un dojo ayant adopté le système « pyramidal », du fait que ceux qui s’y rassemblent cherchent à évoluer dans la même « voie », le maître d’armes, les avancés, les juniors et les apprentis sont liés par une relation très forte, dite « shi tei » : union du « shi » (le maître » avec le « tei » (le disciple). Du fait que cette relation favorise l’entraide et l’esprit de clan, tous les membres du dojo apprécient que les sempai les aident, les forcent à combattre, et même qu’ils rappellent à l’ordre de façon « musclée » ceux qui ne respectent pas les règles du dojo et qui en dénaturent l’ambience. Attendu que vous êtes le sempai de ceux qui se sont inscrits après vous, ne profitez pas de ce que j’écris pour faire régner la terreur dans votre dojo et pour satisfaire votre ego. Demandez à votre sensei ce qu’il souhaite et n’agissez « martialement » qu’avec son accord … « pour une fois que l’on peut corriger … ». Si vous ne vous en sentez pas capable (certains débutants sont « coriaces »), sans le moindre complexe mettez-vous à plusieurs, pour donner à cet inférieur au « mauvais mental » (non, je ne dis plus « con ») la chance rare de pouvoir combattre contre des adversaires. Je l’ai vu plusieurs fois : un vrai lynchage. Mais, ce qui m’a le plus impressionné, c’est que les « juniors » furent présents à l’entraînement suivant. Le seul risque d’un rappel à l’ordre trop « martial » de ce genre est que le débutant, ou le kohai, voire le sempai, quitte le dojo. C’est tout bon. Pour ma part, j’ai souvent pu constater combien un de mes maîtres avait eu raison lorsqu’il m’avait dit : « réjouis-toi. Celui qui quitte fait la meilleure chose qu’il puisse faire pour ceux qui restent ». Un de mes élèves m’a dit que son épouse n’avait pas apprécié cette maxime … lorsqu’elle le quitta parce qu’il s’entraînait trop. Mais il me remercia parce que cet enseignement lui avait évité d’avoir trop de peine. Ce sera mon cadeau de fin d’écrit.

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